L’objectif de la MRC est d’aller chercher un revenu supplémentaire pour financer le transport en commun. Selon les calculs la MRC compte plus de 27 000 véhicules de promenades immatriculés sur le territoire. Cela représente un revenu potentiel de plus de 540 000 $.
«Si nous passons par les quotes-parts, les sommes peuvent fluctuer chaque année. C’est un risque que nous prenons quand on passe un contrat avec un transporteur ou que nous faisons un emprunt pour des autobus. Cette fluctuation peut mettre en péril la continuité du service», a expliqué le préfet de la MRC de Lotbinière, Daniel Turcotte.
Ce dernier explique que la MRC ne sort pas cette idée de son chapeau, mais est en réflexion depuis un an et demi sur la question.
L’entente avec la SAAQ serait d’une durée de trois ans et renouvelable selon la volonté politique des élus à ce moment. La MRC est actuellement en discussion avec des MRC voisines afin de mesurer leur intérêt d’adhérer aussi à la taxe à l’immatriculation et de partager les coûts de mise en place.
Toutefois, cette décision n’est pas passée comme une lettre à la poste au tour de la table du conseil. Bien que la décision ait été adoptée à majorité, six maires ont signifié leur désaccord. Les maires de Sainte-Agathe-de-Lotbinière, Saint-Gilles, Joly, Saint-Narcisse-de-Beaurivage, Saint-Patrice-de-Beaurivage et Saint-Sylvestre se sont prononcés contre cette nouvelle taxe.
De plus, les citoyens présents à la séance ont également manifesté leur désaccord face à la décision des élus.