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Politique municipale

Le conseil de Saint-Antoine-de-Tilly en bref

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Photo : Mélanie Labrecque

17 juin 2026 04:28

Les élus de Saint-Antoine-de-Tilly se sont rassemblés hier soir à l’occasion de leur assemblée mensuelle. Il s’agissait de la première séance de la nouvelle mairesse, Myriam Lambert-Dumas. Voici quelques points inscrits à l’ordre du jour qui ont retenu l’attention.

Avant le début de la séance, la nouvelle mairesse s’est brièvement adressée aux citoyens présents à la rencontre. «Les derniers mois ont été marqués par plusieurs défis et beaucoup de discussion au sein de notre communauté. Mon souhait, c’est qu’on puisse maintenant regarder vers l’avenir, poursuivre le dialogue et travailler collectivement au développement de Saint-Antoine», a-t-elle indiqué.

Direction générale

Après avoir confirmé l’embauche d’un directeur général à la séance de mai dernier, la Municipalité devra retourner en processus d’embauche. Le directeur nouvellement embauché a remis sa démission.

«C’est sûr qu’on est déçu, mais on respecte sa décision. Au cours des échanges, il est apparu que l’ampleur des défis actuellement associés à la municipalité et à sa fonction ne correspondait pas à ce qu’il recherchait à cet état de sa carrière», a mentionné Myriam Lambert-Dumas, ajoutant que le prochain directeur général devra à la fois posséder les compétences, l’expertise et la volonté de travailler dans un environnement exigeant et en pleine transition.

Élection partielle

Le conseil municipal a officialisé l’élection partielle à venir pour pourvoir le poste de conseiller au siège numéro 1. Ce siège a été laissé vacant après le départ de Mme Lambert-Dumas, qui a présenté sa candidature lors de l’élection à la mairie. La date de l’élection a été fixée au 13 septembre.

Rapport financier

La firme Lemieux Nolet a déposé les états financiers de Saint-Antoine-de-Tilly pour l’année 2025. Avec des revenus de près de 4,2 M$, dont 80 % proviennent des taxes, des dépenses d’un peu moins de 3,7 M$ et une dette d’un peu plus de 1 M$ au 31 décembre 2025, la Municipalité se retrouve dans une bonne situation financière. Pour la mairesse, il s’agit d’une bonne nouvelle, puisque Saint-Antoine-de-Tilly doit planifier d’importants investissements dans les années à venir.

De plus, l’année 2025 a permis de générer un excédent de fonctionnement de 536 066 $. Cette somme s’explique par la situation particulière dans laquelle la municipalité a été plongée en 2025. «On n’avait pas de directeur général à payer, on n’avait pas de projet on était même sous l’administration provisoire de la CMQ pendant quelques mois. Pendant ce temps, les projets ne pouvaient pas avancer. En 2024, nous vous avions taxés en fonction de ces projets-là qui n’ont pas eu lieu parce qu’on n’avait pas les ressources internes pour les réaliser», a expliqué Myriam Lambert-Dumas. Elle a ajouté que le conseil municipal n’avait pas ces chiffres lors de l’élaboration du budget de 2026, mais que ces données seront prises en compte dans la préparation du prochain budget.

Travaux publics

Le conseil municipal a accordé un contrat pour l’application d’abat-poussière sur les routes en gravier sur la route de l’Érablière, la route des Rivières, la route de la Colline, la route des Bouleaux sud et le chemin Terre-Rouge et de la route de la Pointe Aubin pour une somme de 0,47$ le litre. Un autre contrat de 3 932 $ a été accordé pour le marquage du chemin des Plaines, du rang Bois-Clair et de la route des Bouleaux nord. Ces travaux toucheront 12 km de route.

Le contrat pour le nettoyage des 76 km de routes municipales a été accordé à la ferme Roger Lambert et Fils au coût de 78,78 $ par kilomètre. La Municipalité a également sécurisé le transport d’eau potable. En cas de besoin, Saint-Antoine-de-Tilly pourra faire livrer de l’eau de la ville de Québec par un transporteur qui sera payé 1 100 $ par transport.

Enfin, la construction d’un trottoir sur la rue de l’Église entre la rue Normand et la route Marie-Victorin coûtera 85 945 $. Une subvention du gouvernement permettra d’absorber une partie des coûts, soit 68 000 $. Cependant, la Municipalité devra payer le reste de la facture. Lors de la séance du mois de février, Mme Lambert-Dumas, alors mairesse suppléante, avait signifié que la construction se ferait à coût nul pour la municipalité. Cependant, elle a indiqué qu’à ce moment, le conseil avait reçu une information erronée. «C’était une erreur, l’information qu’on a reçue et comprise n’était pas la bonne. Je m’excuse d’avoir dit des faussetés à la séance de février.»

Suivi de dossiers

Le conseil municipal a également profité de la séance pour faire le suivi de l’avancement des dossiers des eaux usées, de l’eau potable et de la Côte des Phares.

Dans le dossier des eaux usées, peu de choses ont avancé depuis la séance d’information du 5 mai dernier. Une rencontre est prévue avec l’ingénieur de la Fédération québécoise des municipalités pour analyser les différentes options dans ce dossier.

Pour ce qui est de l’eau potable, la Municipalité a sollicité les propriétaires des lots à proximité de la source de la rivière Bouret, qui présente le moindre impact pour l’activité agricole, pour obtenir l’autorisation de faire des levés géophysiques. Cependant, ces derniers ont refusé d’accorder un droit de passage. La Municipalité compte revenir à la charge et demander une rencontre avec eux pour leur expliquer les impacts des levés sur leur terrain.

Pour la côte des Phares, à la suite de la rencontre tenue le 4 juin dernier, le conseiller responsable du dossier, Denis Paquet, a indiqué que des discussions devront avoir lieu entre les différentes parties impliquées dans le dossier, notamment sur les tracés et les stationnements ainsi que l’impact du projet de la société d’histoire. Quant aux levés archéologiques, ils se sont avérés négatifs.

Période de questions

Un citoyen de Sainte-Croix, impliqué dans un accident survenu à l’intersection des routes 273 et Marie-Victorin, a demandé l’état d’avancement du projet de carrefour giratoire à cette intersection. Myriam Lambert-Dumas lui a répondu que le dossier avait été suspendu par le ministère des Transports, gestionnaire des deux routes, et que le pouvoir de la Municipalité était limité dans ce dossier. Elle a cependant indiqué qu’elle ferait des pressions sur le ministère et solliciterait l’appui de la MRC dans ce dossier qui est à l’ordre du jour depuis 2008.

Des citoyens ont également relancé le conseil municipal à propos du dossier de l’eau potable en demandant des explications plus précises à propos du refus des deux propriétaires. «On a appris de nos erreurs du passé, on veut faire les choses dans le bon ordre et respecter les propriétaires», a soutenu la mairesse. Une autre citoyenne a proposé une médiation externe avec ces propriétaires ainsi que de suivre les recommandations d’un guide préparé par le ministère de l’Environnement qui touche ce genre d’enjeu.

Un autre citoyen a proposé la formation d’un comité de transition pour accueillir le futur directeur général afin de l’accompagner dans ses premières semaines.

Dans le dossier de la côte des Phares, un citoyen a rappelé au conseil municipal que plusieurs études ont été réalisées dans les dernières années et que le conseil municipal devrait en tenir compte avant d’en commander de nouvelles.

 

 

 

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