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Des régions à la défense des travailleurs étrangers temporaires

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Photo : Courtoisie

27 mars 2026 11:33

Des élus, des entrepreneurs du secteur manufacturier et des travailleurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec se sont rendus à Ottawa plus tôt cette semaine pour leur présenter les impacts des restrictions apportées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), et ce, malgré les assouplissements annoncés le 13 mars dernier.

«Il y a une urgence parce que plusieurs travailleurs étrangers temporaires commencent à quitter. Dans la prochaine année, ça sera une hémorragie, ça va partir», a résumé le préfet de la MRC de Lotbinière, maire de Val-Alain et président de la Table régionale des élus de Chaudière-Appalaches (TREMCA), Daniel Turcotte.

Les allègements annoncés le 13 mars prolongent, entre autres, les permis de travail de ces travailleurs pour un an, mais seulement pour ceux qui sont engagés dans le processus du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Les employeurs ruraux pourront retenir leur nombre actuel de travailleurs étrangers temporaires à faible salaire et augmenter leur pourcentage de 10 à 15 %.

Toutefois, estiment les représentants des régions, ces allègements sont insuffisants et demandent à ce que le secteur manufacturier soit reconnu comme secteur prioritaire au même titre que la santé et la construction ; que le seuil de travailleurs à bas salaire soit ramené à 20 % ; que les permis de travail soient prolongés d’au moins 24 mois pour tous les travailleurs étrangers temporaires, pas seulement ceux retenus au PSTQ et la fin d’une politique mur à mur qui exclut les régions métropolitaines de recensement de plus de 100 000 habitants.

C’est ce qu’ils ont présenté aux élus fédéraux lors de leur visite. Une rencontre avec le député libéral de Marc-Aurèle-Fortin et ancien ministre des Finances du Québec, Calos Letao, a permis à la délégation de lui préciser en quoi les assouplissements accordés le 13 mars étaient insuffisants. «Là où le parti au pouvoir a été surpris, c’est que, dans leur compréhension, il pensait que ça répondait aux. C’est le gouvernement du Québec qui leur a donné les consignes et autorisé ce qui a été demandé», a poursuivi M. Turcotte.

Dans le contexte actuel, une région comme Chaudière-Appalaches est pénalisée, malgré un taux de chômage de moins de 3 %, parce qu’elle se trouve dans la région métropolitaine de recensement de Québec. «Il a été très surpris», a rajouté Daniel Turcotte.

Parmi les autres rencontres, il y a eu celle avec le caucus québécois des députés conservateurs. «Ils ont signifié qu’ils comprenaient la situation et qu’ils nous appuyaient de façon unanime», a poursuivi l’élu.

 

 

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