«Les Canadiens sont, à juste titre, préoccupés par les répercussions des perturbations commerciales américaines et l'impact que celles-ci pourraient avoir sur leur quotidien. Il est également clair que les Canadiens croient en l'importance de préserver le contrôle de notre approvisionnement alimentaire et de veiller à ce que la résilience du secteur laitier de notre pays ne soit pas compromise. Notre souveraineté alimentaire n'est pas négociable. Nous sommes préoccupés par la perspective de concessions supplémentaires, alors que nous avons déjà été contraints de céder un accès considérable au marché canadien lors de précédents accords commerciaux, notamment l'ACÉUM», a affirmé David Wiens, président des Producteurs laitiers du Canada.
«La situation commerciale actuelle dans le secteur laitier avantage déjà énormément les États-Unis. Les exportations américaines de produits laitiers vers le Canada dépassent largement celles du Canada vers les États-Unis, représentant plus de 600 M$ par année. Elles ont augmenté de plus de 150 % depuis l'entrée en vigueur de l'ACÉUM. Le secteur canadien de la transformation laitière est un employeur majeur au sein de plusieurs communautés au pays, et notre industrie laitière compte sur un commerce prévisible et régi par des règles avec notre plus grand partenaire commercial», a ajouté Mathieu Frigon, président et chef de la direction de l'Association des transformateurs laitiers du Canada.
Si les deux associations ont partagé leur appréciation et leur conviction que «les gouvernements fédéral et provinciaux travaillent sans relâche pour défendre les intérêts canadiens et trouver des solutions adaptées à l'ensemble des secteurs», elles ont déploré que le Canada ait déjà accordé plusieurs concessions au cours des derniers mois pour faire avancer les discussions en vue de la révision de l'ACÉUM avec les États-Unis «pour faire face, chaque fois, à de nouvelles exigences».
«Nous ne nous excuserons pas de vouloir un secteur laitier canadien vigoureux, qui assure un approvisionnement fiable en lait provenant de fermes canadiennes, produit selon les normes canadiennes, tout en contribuant à l'économie du Canada et à la vitalité de ses collectivités rurales», a lancé David Wiens.
Du même souffle, les deux organisations ont conclu leur sortie en rappelant que selon de récentes données de la firme Nanos, plus de 9 Canadiens sur 10 estiment qu'il est important de s'assurer que le Canada conserve autant de contrôle que possible sur son approvisionnement alimentaire.