La Banque du Canada a continué de faire preuve de prudence, les perspectives concernant les économies mondiale et canadienne ayant peu changé.
«Au Canada, les restrictions commerciales imposées par les États-Unis et l’incertitude nuisent encore à la croissance. Après un solide troisième trimestre, la croissance du PIB a vraisemblablement stagné au quatrième trimestre. Les exportations continuent d’être ébranlées par les droits de douane américains, alors que la demande intérieure semble être en train de se redresser. L’emploi a augmenté ces derniers mois. Le taux de chômage reste néanmoins élevé, à 6,8 %, et relativement peu d’entreprises disent avoir l’intention d’accroître leur main-d’œuvre», a expliqué l'institution, par voie de communiqué.
Également, l'institution cible la croissance économique modeste estimée à court terme et les légères variations de l'inflation au cours des derniers mois, comme arguments pour le maintien du taux directeur à 2,25 %.
«La politique monétaire vise à maintenir l’inflation près de la cible de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel. Le conseil de direction de la Banque du Canada estime que le taux directeur actuel demeure approprié, à condition que l’économie évolue de manière généralement conforme aux perspectives publiées aujourd’hui. Toutefois, l’incertitude est accrue et nous surveillons les risques de près», a souligné la Banque du Canada.
Notons finalement que l'institution effectuera sa prochaine mise à jour du taux directeur le 18 mars prochain.