La COLOC, qui réunit plus de 120 organisations issues des milieux du logement, syndical, communautaire, féministe et étudiant, déplore que depuis les élections de 2022, le loyer moyen a encore bondi de près de 30 %, «faisant basculer toujours plus de locataires dans la précarité».
Du même souffle, le regroupement a critiqué que «les hausses abusives, les reprises de mauvaise foi et les évictions se multiplient, les projets de logements sociaux stagnent, et les listes d'attente pour un HLM s'allongent».
Pour résoudre la crise du logement, la COLOC réclame l'instauration «d'un véritable» contrôle des loyers, le développement «massif» de logements sociaux et la reconnaissance du droit au logement dans la Charte des droits et libertés du Québec.
«La COLOC aurait souhaité que le gouvernement caquiste pose des gestes concrets avant la fin de son mandat. Pour elle, il est encore temps de protéger les locataires captif•ves du marché locatif privé et de cesser de financer des logements trop chers à même les fonds publics. En vue des élections générales, les organisations pressent l'ensemble des partis de faire de l'inabordabilité du logement une priorité et à prendre des engagements clairs en ce sens. La crise du logement cher, elle, ne peut attendre le résultat du scrutin», a déclaré la coalition, par voie de communiqué.