mardi 23 avril 2024
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Négociations dans le secteur public

Les membres de la FCEI veulent une entente

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Photo : Archives - Gilles Boutin

12 déc. 2023 09:36

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a publié mardi les résultats préliminaires d'un nouveau sondage concernant la grève dans le secteur public au Québec. 75 % des entrepreneurs sondés ont fait savoir qu'ils souhaitent un règlement rapide du conflit de travail, estimant que le «gouvernement du Québec doit utiliser tous les outils disponibles pour mettre fin à la grève le plus rapidement possible».

Les arrêts de travail, notamment dans les écoles, «causent des maux de tête de gestion du personnel et des pertes économiques pour les PME», déplore la FCEI.

La moitié des dirigeants interrogés de PME (49 %) mentionnent que la grève du secteur public au Québec a nui ou nuira à leur entreprise. De plus, 33 % d'entre elles rencontrent des difficultés de gestion des employés en raison de la grève.

Plusieurs entreprises des secteurs de la restauration et du commerce de détail ont pour leur part souligné que le conflit avait provoqué une baisse de l'achalandage, des annulations et des pertes de revenus. Certains évaluent même une baisse d'achalandage de 50 % depuis le déclenchement des grèves des employés du secteur public.

D'autres mentionnent une hausse de l'absentéisme au travail en raison de la fermeture des écoles, «ce qui réduit la productivité de l'entreprise et rend difficile la planification des projets, créant ainsi des retards dans leur livraison» ainsi qu'une fatigue supplémentaire pour les parents ayant des enfants sans école depuis le 23 novembre dernier.

«Les impacts négatifs des moyens de pression arrivent à un bien mauvais moment pour les petites entreprises déjà en difficulté. Elles vivent des incertitudes du présent conflit de travail, mais ont la certitude qu'elles seront celles, avec les contribuables, qui payeront la facture des négociations. N'oublions pas que nous sommes déjà la province où la fiscalité est l'une des plus lourdes pour les citoyens et la plus défavorable du pays pour les petites entreprises, notamment avec des taxes sur la masse salariale 30 % plus élevées que la moyenne canadienne. Ce contexte ne semble pas être pris en considération par la partie syndicale, tout comme la demande que fait le gouvernement d'instaurer plus de flexibilité dans le secteur public», a souligné François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

Notons finalement que 351 personnes ont répondu jusqu'au 11 décembre à l'enquête de la FCEI. La marge d'erreur actuelle du sondage est de 5,2 %.

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