Cependant, un recul de l’emploi salarié de 0,6 % a aussi été enregistré pendant cette période dans les deux régions.
Dans son analyse de données, Québec International suggère qu'il s'agit d'une adaptation graduelle des entreprises au marché du travail tendu dans la grande région de Québec.
«Ce que nous observons, ce n’est pas un relâchement du marché du travail, mais plutôt un ajustement stratégique des entreprises. Les postes vacants diminuent légèrement, mais la pénurie de main-d’œuvre demeure bien réelle et continue d’influencer les décisions d’investissement et de croissance dans la région», a affirmé Carl Viel, président-directeur général de Québec International.
Plus précisément, la Capitale-Nationale enregistre une baisse de 705 postes vacants (- 6 %) comparativement au dernier trimestre de 2025, tandis que la Chaudière-Appalaches affiche une hausse de 1,4 % (+ 90 postes) sur la même période.
Pour la Chaudière-Appalaches, Québec International estime que la demande en travailleurs est plus soutenue, en partie attribuable à la forte présence des secteurs primaire et secondaire, plus sensibles à la conjoncture. «Dans ce contexte, la capacité à sécuriser l’offre de travailleurs dans les secteurs clés devient un levier essentiel pour soutenir la réalisation des projets d’investissement, alors que l’économie demeure fortement imbriquée entre les deux rives», a renchéri l'organisme.
D'ailleurs, la rareté de la main-d'oeuvre se reflète sur les salaires moyens. Dans la Capitale-Nationale, ce dernier a augmenté de 1,24 % (28,60 $/heure) tandis qu'il s'est apprécié de 0,55 % en Chaudière-Appalaches (27,25 $/heure).
Du même souffle, Québec International indique que la légère diminution des postes vacants s’inscrit dans un mouvement de rééquilibrage cyclique du marché du travail, où le ralentissement de l’activité et le resserrement des conditions financières modèrent les intentions d’embauche des entreprises.
«Le léger repli du nombre de postes vacants traduit un début de normalisation du marché du travail. Toutefois, cette détente demeure fragile alors qu’elle ne reflète pas un relâchement durable des pressions, mais plutôt un ajustement conjoncturel qui coexiste avec des contraintes persistantes liées à la rareté de la main-d’œuvre», a conclu Rosalie Forgues, économiste principale chez Québec International.