Par Marie-France St-Laurent - Collaboration spéciale
Cette chronique a été publiée originalement dans le bulletin d’information de Patrimoine et histoire des seigneuries de Lotbinière en mai 2026.
En hommage à Nicole Desruisseaux (photo).
Ce beau leg nous permet de retracer leur impact dans notre communauté.
Implantation des unités sanitaires au Québec

Le comté de Lotbinière accueille en septembre 1929 sa première unité sanitaire. Le médecin hygiéniste et inspecteur régional, Andronique Lafond, maire de Parisville, réussit à convaincre le conseil de comté de l’époque des avantages à implanter un tel service dans le comté.
Nous sommes alors aux balbutiements de l’organisation des services sanitaires souhaitée depuis 1926 par le service provincial d’hygiène. À l’époque, la tuberculose fait des ravages auprès de la population.
Une maison est louée à Saint-Flavien, au centre du comté. Le bail de location mentionne un loyer de 30 $ par mois et stipule l’obligation de conserver cet emplacement tant et aussi longtemps qu’existerait l’unité sanitaire dans Lotbinière.
Une équipe médicale composée de deux infirmières et du jeune médecin hygiéniste, le docteur Arthur Caux (1901-1987), de descendance allemande et originaire de Saint-Narcisse-de-Beaurivage, est mise en place, assistée d’une secrétaire et d’un inspecteur sanitaire des établissements publics.
Le docteur Arthur Caux (1901-1987)
En tant qu’élu, le docteur Lafond sensibilise ses pairs sur les bienfaits de ce nouveau service soutenu sur une base volontaire par les municipalités. Il visite chaque village avec la nouvelle équipe en place.
Une loi gouvernementale, adoptée à l’hiver 1933, assure le financement de ces installations en les rendant obligatoires et financées par une contribution des municipalités établie à un sou et demi par cent piastres d’évaluation imposable.
La création du ministère de la Santé en 1939 apporte l’ajout de nouveaux services à l’unité sanitaires qui seront offerts pendant plus de 35 ans à la population locale.
En 1974, on assite à la création du réseau des centres locaux de services communautaires au Québec. Celui du comté de Lotbinière est dénommé le CLSC Arthur-Caux, en hommage à ce médecin pionnier dans notre région, de 1930 jusqu’à sa retraite en 1969.
L’établissement est intégré au département de santé communautaire de l’Hôtel-Dieu de Lévis qui met alors de l’avant un service de soins à domicile. Les infirmières de l’unité sanitaire sont intégrées à l’équipe du CLSC en 1980.
Notre chronique fait relâche pour l’été. Nous reprendrons celles-ci en septembre prochain. Bon été!