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Beauté et décadence du foot

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12 août 2026 10:58

Les amateurs de soccer du Québec seront passés par toute la gamme des émotions au cours des dernières semaines en raison de l’actualité footballistique.

Par Érick Deschênes

Je vais amorcer «mon retour au jeu» à la chronique sportive avec la nouvelle la plus positive. C’est littéralement une bombe au Québec que cette arrivée d’Alexis Sanchez avec le CF Montréal.

Malgré que l’ancienne étoile du FC Barcelone, d’Arsenal, de Manchester United ou de l’Inter Milan n’est plus dans sa prime jeunesse, quelle belle nouvelle pour les amateurs de foot québécois!

L’état-major du CF était rendu au point de concrétiser une arrivée aussi significative que fut celle de Didier Drogba avec le Bleu et Noir en 2015. Clairement, le club montréalais laissait désormais indifférents les amateurs de soccer de la Belle Province.

Encore une fois, le club de la famille Saputo croupit dans les bas-fonds de la MLS, même si l’arrivée de Philippe Eullaffroy a donné une bouffée d’air frais à une équipe qui en avait bien besoin tactiquement parlant. En plus, de nouvelles options bien intéressantes ont fait leur apparition dans le marché sportif de la grande région de Montréal avec la première saison du FC Supra dans la Première ligue canadienne et la poursuite des activités des Roses de Montréal dans la Super ligue du Nord (ligue professionnelle féminine).

Même que selon certains journalistes suivant les activités du CF Montréal, la nouvelle saison de misère du club de la Métropole évoluant dans la Major League Soccer (MLS) incitait plusieurs fidèles à ne pas renouveler leur abonnement de saison en vue de 2027.

Ajouter ces ingrédients avec la cassure provoquée avec plusieurs partisans il y a quelques années avec la disparition de l’Impact pour implanter la nouvelle identité du CF Montréal et vous avez un scénario de disparition du club professionnel de Montréal qui devient de plus en plus une réalité.

Avec la signature d’Alexis Sanchez comme joueur désigné pour les deux prochaines saisons, l’état-major du CF Montréal répond enfin à une demande répétée depuis des années par les partisans du club montréalais. Depuis le départ de Nacho Piatti, les amateurs de foot ne pouvaient plus voir une grande vedette en action sous les couleurs locales au Stade Saputo. Pour reprendre une image de hockey, les partisans sont d’emblée plus emballés et auront davantage intérêt à assister à des matchs mettant en vedette Cole Caufield qu’un obscur joueur de troisième trio du club-école.

Même s’il n’est plus le poison offensif que l’attaquant chilien était au FC Barcelone ou à Arsenal, Alexis Sanchez n’est pas un ajout capital uniquement qu’au plan marketing.

Athlète étant toujours dans une forme étincelante, il réglera un problème important que le CF Montréal éprouve depuis le début de la saison : les difficultés à bien servir les attaquants de pointe. Sanchez a tous les outils pour devenir le liant entre Prince Owonsu, l’attaquant du CF Montréal qui peut être redoutable lorsqu’il est bien servi, et un milieu de terrain bosseur, mais qui a des difficultés à livrer des caviars aux attaquants depuis les départs de Bryce Duke et Caden Clark.

Avec l’arrivée d’un ou deux autres renforts couplée avec la signature d’Alexis Sanchez, le CF Montréal pourrait connaître une fin de saison excitante. Si le club montréalais occupe actuellement l’avant-dernier rang du classement général dans la conférence Est de la MLS, il n’est actuellement qu’à sept points d’une qualification pour les séries. Si la mayonnaise prend, le CF Montréal pourrait de nouveau offrir une fin de saison explosive à ses partisans, comme lors de l’arrivée de Didier Drogba.

Infantino doit partir

Je ne croyais pas qu’il pouvait faire pire qu’avec sa gestion à oublier de la dernière Coupe du monde en Amérique du Nord, mais Gianni Infantino, le président de la FIFA, a de nouveau trouvé le moyen de se mettre les pieds dans les plats. Sa présidence est en train de devenir une farce. Comme le réclame la puissante UEFA, l’association qui représente les associations nationales de soccer en Europe, le dirigeant sportif helvético-italo-libanais devrait plutôt faire ses boîtes que de continuer à s’enfoncer.

La nouvelle série de controverses liées à Gianni Infantino s’est amorcée avec son projet bancal d’ouverture de la FIFA à des fonds privés afin de lever 4,2 G$. Alors que son organisation dispose d’une importante manne financière grâce aux juteux profits enregistrés avec ses différentes compétitions, le président voulait accorder à la FIFA Forward Enterprise la gestion des activités commerciales et événementielles de la fédération «dans le but de développer le football dans le monde entier».

Pour Infantino, l’ironie ne tue certainement pas, la FIFA étant bien loin d’être déficitaire et misant déjà sur plusieurs programmes pour développer la pratique de son sport dans le monde entier. Pour donner encore plus d’arguments aux opposants, le président de la FIFA avait estimé qu’il n’était même pas nécessaire de travailler sur le projet en amont avec les associations membres de son organisation et ses collaborateurs, les plaçant devant un fait presque accompli avec un échéancier d’approbation ridicule pour bien évaluer tous les tenants et aboutissants d’une telle transformation.

Avec raison, plusieurs regroupements ont manifesté leur refus à ce projet foireux qui a finalement pris la route des oubliettes.

Depuis, on a également pu apprendre que lors de son passage à l’UEFA comme secrétaire générale de l’organisation, Gianni Infantino aurait eu une maîtresse qu’il dirigeait et lui aurait octroyé une rémunération plus généreuse, le paiement d’une formation onéreuse et une indemnité de départ de plus d’un million d’euros.

Fragilisé par l’opposition grandissante à son maintien à la tête de la FIFA, Gianni Infantino n’aurait ensuite rien trouvé de mieux à faire que de promettre Maroc l'organisation de la finale de la Coupe du monde 2030 en échange de son soutien politique en vue de sa réélection, selon des informations du quotidien britannique The Times et du quotidien sportif français L'Équipe.

Alors que la FIFA a été éclaboussée au cours des dernières années par des scandales de corruption, ses membres doivent prendre la décision qui s’impose : se débarrasser le plus rapidement possible de l’élément radioactif qu’est devenu Gianni Infantino. Si les informations du Times et de L’Équipe sont véridiques, il faut craindre que le dirigeant helvético--italo-libanais soit prêt à braver plusieurs interdits afin de conserver sa mainmise sur la FIFA.

Cette chronique fait partie de notre section Opinions, qui favorise une pluralité d'idées. Elle reflète l'opinion de son auteur, pas celle du Journal de Lévis/Peuple Lotbinière.

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