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Parc éolien Lotbinière Ndakina

Les promoteurs du projet éolien font un suivi avec la population

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Photo : Mélanie Labrecque

28 janv. 2026 02:18

Les citoyens de la MRC de Lotbinière ont eu l’occasion d’en apprendre plus sur l’avancement du projet de parc Éolien Lotbinière Ndakina. Les partenaires ont tenu hier une porte ouverte ainsi que deux séances d’information à Saint-Édouard-de-Lotbinière.

Différents panneaux d’information étaient mis à leur disposition pour consultation. Plusieurs intervenants étaient également sur place pour répondre aux questions des citoyens. De plus, les plus curieux pouvaient consulter une simulation de l’impact visuel à Saint-Édouard, Sainte-Croix et Issoudun.

Les citoyens pouvaient regarder une simulation de l'impact visuel des éoliennes. Photo: Mélanie Labrecque

Environ 30 personnes ont assisté à la première rencontre de la journée. Après leur avoir expliqué brièvement le projet, on leur a présenté les avancements, notamment les résultats d’une étude d’impact environnementale déposée en juillet dernier.

Il s’agit d’une analyse indépendante encadrée par le gouvernement et réalisée par une firme externe. Elle a permis, entre autres, d’identifier les préoccupations majeures liées au projet ainsi que l’analyse des impacts potentiels sur différents éléments : agriculture, environnement, bruit, etc., et de fournir des mesures d’atténuation.

En tout, la firme Activa Environnement en a proposé 80 qui sont divisées en deux catégories : milieu naturel et milieu humain.

En milieu naturel, elles touchent, la faune, la flore, les milieux humides et hydriques et les émissions de gaz à effet de serre. Ces recommandations touchent les heures de travail, la vitesse des déplacements, mais aussi propose des restrictions afin de protéger les oiseaux en période de nidification et les chauves-souris en période de mise bas et un suivi des mortalités. Elles mentionnent une revégétalisation rapide à la fin des travaux, l'utilisation des méthodes et des appareils de déboisements adaptés et de préparer des plans d’urgence ainsi qu’un plan de gestion des matières résiduelles.

Au niveau du milieu humain, ces mesures regroupent les paysages, le bruit, les battements d’ombres et l’utilisation du territoire. L’entreprise recommande notamment de maximiser l’utilisation des chemins existants, d’enfouir le réseau collecteur, d’éteindre les moteurs des véhicules non utilisés, de procéder à une surveillance sonore pendant les travaux et de mettre en place un programme de suivi du climat sonore afin de s’assurer que le bruit ne dépasse pas 40 décibels à l’extérieur d’une résidence.

Étapes à venir

La tenue d’un Bureau d’audience publique en environnement (BAPE) avec période d’information et audience aura lieu au printemps ou à l’été.

L’orientation préliminaire de la Commission de protection du territoire agricole est attendue pour le printemps et la décision finale à l’automne, ce qui mènerait à un début de construction en 2027 pour une mise en service en 2028. Les éoliennes seraient en fonction pour au moins 30 ans.

Période de questions

Après la présentation, les citoyens présents ont eu l’occasion d’échanger avec les différents intervenants. Certains ont remis en doute l’acceptabilité sociale du projet. « L’acceptabilité sociale ne signifie pas l’unanimité, mais plutôt une majorité », a mentionné le préfet de la MRC de Lotbinière, Daniel Turcotte.

Les questions ont touché plusieurs sujets. Parmi les questions et préoccupations soulevées, certains ont abordé l’attribution des contrats de construction et de la part de contenu canadien et québécois. On leur a assuré, en raison du contrat, que les futures éoliennes auraient au moins 50 % de contenu québécois.

Les installations ont aussi généré quelques questions, notamment sur leur démantèlement à la fin de leur vie utile. Ce sera Innergex qui s’en chargera et l’entreprise aura l’obligation de remettre les terres en culture selon un plan de démantèlement approuvé par le ministère de l’Environnement. De plus, un suivi agronomique sera assuré dans les deux années suivantes.

Un citoyen a voulu avoir plus de précision sur le bruit et la limite de 40 décibels. Il a voulu savoir à quelle distance de l’éolienne elle se situait. On lui a répondu que le bruit ne pouvait pas dépasser 40 décibels à l’extérieur des résidences qui se trouvent à proximité des éoliennes, peu importe que la distance limite soit à 400 mètres ou à 700 mètres.

Un autre a abordé la question des oiseaux migrateurs. Les différentes espèces de sauvagines (oie, bernache, canard, etc.) évitent les éoliennes. Quant aux plus petites espèces (oiseaux et chauves-souris), un suivi de mortalité sera fait pendant les trois premières années suivant la mise en service des éoliennes.

Toujours concernant les animaux, un citoyen a soulevé la question du bien-être des animaux de ferme. On lui a mentionné que les vaches, par exemple, sont exposées à des sources de bruit beaucoup plus fortes dans les bâtiments d’élevage et qu’il n’y avait pas de travaux qui faisaient état d’une corrélation entre la présence d’éoliennes sur un territoire et des impacts sur les animaux.

 

 

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