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Des enjeux concrets pour Jonathan Moreau

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Photo: Gilles Boutin

23 sept. 2026 08:30

Le candidat du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Lotbinière-Frontenac, Jonathan Moreau, veut s’attaquer à différents enjeux, comme la santé, la mobilité et l’éducation, s’il est élu député le 5 octobre prochain.

«J’ai l’expérience de mes cinq années à la mairie de Saint-Apollinaire où je travaillais en collaboration avec plein de gens. Je veux continuer à travailler de cette façon. Je ne veux pas être dans mon bureau à attendre. Je pense qu’il faut être proactif, aller au-delà des coups, aller voir les gens pour comprendre leur réalité et les aider», a résumé le candidat Moreau.

D’entrée de jeu, il nomme l’accès aux services de santé parmi ses priorités. Malgré la présence de deux coopératives de santé ainsi que d’un CLSC sur le territoire de la MRC de Lotbinière, Jonathan Moreau constate qu’il y a un exode des professionnels de la santé vers Québec et Lévis. Du même souffle, il déplore la perte de services au CLSC de Laurier-Station, notamment au niveau de la radiologie. C’est pour cette raison qu’il faut revoir le cœur du système de santé.

«Ça fait partie de l’offre du Parti québécois de régionaliser l’offre de service en santé. […] C’est de décentraliser. Il y a eu la réforme Barrette qui a centralisé la santé autour des CISSS et des CIUSSS, maintenant, c’est de redonner du pouvoir à nos régions.»

 Il plaide ainsi pour un retour à la mission de base des CLSC, qui étaient d’offrir des services de première ligne aux citoyens.

Parallèlement, il souligne également l’importance du maintien des aînés à domicile. «Le PQ fait de belles propositions pour permettre à nos personnes âgées de rester chez eux, tout en ajoutant des services, en permettant la rénovation des maisons. En gardant les aînés à la maison, on leur permet d’avoir des soins à domicile.»

Éducation

Les besoins en éducation sont importants sur le territoire de la MRC de Lotbinière, ajoute M. Moreau. La croissance de la population, surtout dans l’ouest du territoire, met une pression importante sur les établissements actuels. Le Centre de services scolaire des Navigateurs a identifié de nombreux besoins, notamment la construction d’une troisième école primaire à Saint-Apollinaire ainsi que d’une nouvelle école secondaire.

«Le rôle de député, c’est de faire des représentations auprès du gouvernement, que l’on soit au gouvernement ou dans l’opposition. C’est de faire des représentations auprès des collègues pour démontrer le besoin. […] À la limite, c’est d’amener les ministres sur le terrain pour voir comment ça se vit», explique M. Moreau.

Ces représentations permettraient à la région de tirer son épingle du jeu dans un contexte budgétaire serré. La révision de la réglementation serait également une autre solution pour faire diminuer les coûts des projets.

«C’est mon expérience de maire qui me fait dire que la surréglementation fait en sorte que l’on paie beaucoup trop cher nos infrastructures. […] Le PQ propose un chantier pour revoir l’ensemble de la réglementation pour en éliminer. Il y a un gros ménage d’efficacité et d’efficience de l’État à faire. Avec ça, je crois que nous serons capables de dégager des budgets pour répondre aux besoins en éducation, entre autres.»

Jonathan Moreau constate également que, malgré un agrandissement récent, il faudra, tôt ou tard, s’occuper du Campus de Lotbinière pour en assurer son développement.

«Présentement, ça va bien, il connaît un essor, mais il faut aller chercher de nouveaux programmes pour attirer de nouveaux jeunes.»  À cela s’ajoute également l’implantation de ressources nécessaires à l’enseignement, notamment les laboratoires pour les cours de sciences naturelles. Sur ce dernier sujet, il propose la collaboration.

«On dit tout le temps que ça coûte trop cher. Il y a l’École Beaurivage à côté. Si on travaillait ensemble le ministère, le centre de services scolaire et le cégep, au lieu d’être en silo, on pourrait jumeler des infrastructures et nous en serions tous gagnants.»

Économie

La guerre tarifaire que mènent le Canada et les États-Unis met à mal l’économie d’ici. Si Jonathan Moreau plaide pour un financement temporaire, il estime que le gouvernement doit aider les entreprises à se réorienter.

«Dans Frontenac, lorsque les mines ont fermé, il y avait des fournisseurs de poutres d’acier pour les mines. Finalement, ils se sont renouvelés et en font aujourd’hui pour des ponts et des infrastructures. Ces entreprises sont encore vivantes aujourd’hui», illustre-t-il.

Il estime également qu’un allègement de la réglementation, notamment au niveau de l’alcool, favoriserait l’achat local en ouvrant de nouvelles possibilités aux producteurs. «Les gens sont prêts à acheter localement, mais il faut que l’offre soit là.»

Parallèlement, l’indépendance économique passe par le développement de nouveaux créneaux énergétiques. Si le Parti conservateur s’est positionné en faveur de la filière des gaz de schistes, Jonathan Moreau et le Parti québécois rejettent cette idée.

«Nous ne sommes pas contre le fait d’utiliser nos ressources naturelles, mais pas au détriment de la santé des citoyens», souligne-t-il, rappelant que les gisements se trouvent dans la vallée du Saint-Laurent où la majorité de la population québécoise habite. De plus, il ne sent pas que l’opinion publique face à cette filière a changé.  «Je ne vois pas où est l’acceptabilité sociale.»

Le développement de la filière éolienne, malgré certaines réticences soulevées dans la population, s’avérerait un choix plus judicieux d’après M. Moreau.

«Dans ce cas, l’acceptabilité sociale est là. On a fait des consultations, Innergex a fait des consultations. Il y a toujours des gens qui posent des questions, mais il n’y a pas eu un tollé de la population de la MRC pour dire que ça n’avait pas de sens. […] Ce sont de bons projets, mais il faut limiter l’empreinte sur les terres agricoles, mais c’est fait en collaboration avec les agriculteurs.»

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