À ce jour, le PLQ s’est engagé à développer un cadre réglementaire pour la captation du CO2. Ce cadre permettrait à la circonscription de bénéficier de crédits fédéraux important, ce qui permettrait de sécuriser des investisseurs. Cela permettrait de générer 4 G$ en projets pour la circonscription seulement. Présentement, sept provinces ont ce cadre réglementaire et jouissent des retombées.
«Au Québec, nous ne l’avons pas, mais c’est l’une des règles fédérales. Pour profiter des crédits, il faut que la province ait un cadre réglementaire.» Ludovic Beauregard ajoute que le Québec a développé des technologies permettant la séquestration de CO2, mais ne peut pas en récolter les fruits en raison du contexte actuel.
Par ailleurs, le PLQ s’est aussi engagé à réviser la réglementation entourant la gestion des sols amiantés. Actuellement, si de l’amiante est découvert lors de travaux dans le sol, le chantier est arrêté, ce qui cause des retards dans les projets. M. Beauregard prend pour exemple le projet de réhabilitation du chemin de fer Québec-Central. «On a plus de deux ans de retard dans la livraison du train. C’est causé principalement par la réglementation trop lourde.»
Économie
Afin de soutenir les entreprises de la région à passer à travers la crise tarifaire, le candidat souligne qu’il faudra une addition de plusieurs mesures. Il se positionne en faveur d’incitatifs fiscaux pour les aider à innover. De plus, il plaide pour l’ouverture des frontières canadiennes pour faciliter le commerce à l’intérieur du Canada.
«Le Québec doit redevenir un partenaire avec les autres provinces pour avoir une force de négociation, mais, à court terme, il faut les aider financièrement.»
En ce qui concerne l’agriculture, Ludovic Beauregard, indique que la promesse de mettre en place un système de coupons nourriciers, qui fait partie du plan du PLQ de redistribuer 560 M$ sur 4 ans aux agriculteurs, permettra de favoriser l’achat auprès des producteurs locaux.
Cette ligne de pensée s’appliquera également dans d’autres secteurs. «Le gouvernement est un grand donneur d’ouvrage, par exemple pour la nourriture dans les CHSLD, les hôpitaux. On investira, on achètera québécois. On retirera la règle du plus bas soumissionnaire. Ce n’est pas normal qu’on mange des carottes venant de la Chine dans nos CHSLD, par exemple. On ne veut pas que ce soit la première raison pour un contrat. On veut arrêter d’acheter cheap au Québec. On veut acheter québécois.»
Ludovic Beauregard constate également l’importante croissance que vit la région, mais souligne au passage les besoins en infrastructures. «Nous voulons doubler les montants dédiés aux municipalités pour les infrastructures et la mise à niveau. Nous serons des partenaires de développement économique.»
Parallèlement aux besoins en infrastructure, M. Beauregard, rappelle l’importance de l’immigration pour permettre aux entreprises de poursuivre leur croissance. «Nous avons besoin de travailleurs étrangers temporaires. Ce qui est frustrant actuellement pour nos entrepreneurs, c’est qu’ils ont des contrats qu’ils ne peuvent pas d’accepter. Ils auraient la capacité de livrer, mais ils manquent de main-d’œuvre.»
Pour y arriver, M. Beauregard explique qu’il faut redonner le pouvoir aux régions de décider et de faire part de leurs besoins tout en tenant compte de la capacité d’accueil.
Santé et éducation
Soutenir le système de santé et favoriser l’accès aux médecins passe par une multitude d’initiatives et pas uniquement par une solution unique, spécifie le candidat. Il mentionne la promesse de sa formation politique concernant la télémédecine, qui sera offerte gratuitement à tous les citoyens.
La créativité peut également s’ajouter dans le bouquet des solutions. Il cite en exemple le modèle de la MRC des Appalaches. «On suit les étudiants du cégep jusqu’à l’université. On a une formule de bourse que l’étudiant n’a pas à rembourser s’il s’installe ensuite dans la région.» Se greffe aussi, une aide plus importante pour le soutien à domicile pour les aînés.
Du côté de l’éducation, le PLQ s’est engagé à augmenter les sommes dédiées à l’éducation dans le programme québécois des infrastructures. De plus, s’il est porté au pouvoir, le parti tiendra des états généraux en éducation, les premiers depuis 30 ans. «Notre chef s’est aussi engagé, s’il devient premier ministre, à prendre la jeunesse sous sa responsabilité avec tout ce que cela entraîne.»
D’un autre côté, Ludovic Beauregard souligne qu’il est nécessaire de s’attaquer au décrochage scolaire, surtout celui des garçons, ainsi qu’à la santé mentale des adolescents. L’une des façons d’y arriver, c’est en ayant des infrastructures sportives adéquates.
«Nous pensons que le mur à mur n’a plus sa place. Je fais confiance aux MRC et aux municipalités pour déterminer leurs besoins en infrastructures et en infrastructures sportives. Mais on garde toujours en tête que si l’on donne la responsabilité, il faut également accorder les moyens qui viennent avec. Le sport et la santé mentale sont reliés. Si les jeunes ont accès facilement à du sport, ça aide.»
Mobilité
Ludovic Beauregard salue les efforts que la MRC de Lotbinière a mis dans le transport en commun avec le service d’Express Lotbinière ainsi que l’offre de la gratuité. Cependant, afin de pouvoir planifier, la MRC a besoin de prévisibilité, ce qui n’est pas le cas actuellement. «Je me suis engagé à fournir un financement de façon pérenne et prévisible pour la mobilité.»
L’impact sera double, poursuit-il. D’un côté, il donnera des options aux aînés qui pourront demeurer dans la région parce qu’ils auront une option pour leurs déplacements. De l’autre, il proposera aux jeunes des moyens de se déplacer pour aller au cégep et demeurer dans la région.