Coalition avenir Québec
Christine Fréchette a annoncé mardi l'une des «mesures phares de son plan famille». Un gouvernement caquiste investirait 1 000 $ dans le Régime enregistré d'épargne-études (REEE) de tous les enfants nés au Québec à compter de l'automne 2027.
Les parents désirant profiter de cette opportunité auront trois ans après la naissance de leur enfance pour ouvrir leur REEE. Si jamais l'enfant ne poursuit pas d'études postsecondaires, l'argent qui se trouve dans le REEE sera retourné aux parents en totalité.
À terme d'un nouveau mandat d'un gouvernement caquiste, la mesure coûterait près de 220 M$ au trésor québécois.
Québec solidaire
Les porte-parole de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal et Sol Zanetti, ont dévoilé la vision d'un possible gouvernement solidaire en matière d'immigration. Les solidaires proposent de rétablir intégralement le Programme de l'expérience québécoise (PEQ) et régionaliser davantage l’immigration, notamment avec la création du PEQ-Régions. Ce nouveau programme faciliterait l’accès à la résidence permanente aux immigrants qui travaillent déjà en région et qui s’engagent à y demeurer pendant au moins trois ans, explique QS.
Un gouvernement solidaire investirait également 100 M$ pour améliorer la francisation des immigrants avec la mise en place d’une «réelle politique» de francisation en milieu de travail, composée de cours rémunérés sur les heures de travail.
QS abolirait les permis de travail fermés, qui obligent les travailleurs temporaires à travailler exclusivement pour un employeur unique. Par année, le Québec accueillerait 70 000 immigrants permanents sous un gouvernement solidaire.
Parti québécois
Tout comme le Parti conservateur du Québec, le Parti québécois (PQ) s'est engagé mardi à retirer la taxe de vente du Québec (TVQ) sur tous les biens usagés. Il s'agit du premier volet du plan péquiste pour réduire le coût de la vie.
Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, estime que la mesure permettrait de retourner des milliers de dollars dans le portefeuille des familles.
Parti libéral du Québec
De son côté, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, a poursuivi sur sa lancée d'engagements pour résoudre la crise du logement au Québec.
Un gouvernement libéral ajouterait donc 40 000 logements sociaux et abordables au parc locatif «en adoptant une approche concertée de construction de nouvelles unités et d’acquisitions». Cette promesse nécessiterait des investissements supplémentaires de 1,5 G$ au cours d'un mandat d'un gouvernement libéral.
Une part de ces nouvelles unités seraient réservées aux clientèles les plus vulnérables, en particulier les personnes en situation d’itinérance, les jeunes quittant la DPJ, les aînés, les étudiants et les ressources de deuxième étape pour les femmes victimes de violence conjugale.
Le PLQ promet également de se donner la cible de porter la part du logement hors marché à 20 % en 2050. Les programmes existants seraient «bonifiés et optimisés». Un gouvernement libéral proposerait aussi une préqualification des OBNL, des plans d’unité standardisés et une cible de 50 % de construction préfabriquée.
Parti conservateur du Québec
Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, et le porte-parole en matière d’économie et de finances publiques ainsi que candidat conservateur à Montréal, Adrien Pouliot, ont présenté mardi un plan visant à réduire de 30 % le fardeau réglementaire imposé aux entreprises québécoises au cours d’un premier mandat, le quatrième pilier du plan anti-tarifs des conservateurs.
Les conservateurs ont déploré que le Québec compte 145 958 exigences réglementaires provinciales, contre seulement 67 094 en Alberta. Pour réduire ce nombre, un gouvernement conservateur dresserait un inventaire public de toutes les exigences réglementaires et retirerait au moins une exigence existante pour chaque nouvelle réglementation.
Le PCQ promet aussi de mener des «réformes prioritaires» en construction, en agriculture, en environnement, en fiscalité et dans le secteur des ressources naturelles. S'il obtient le pouvoir, Éric Duhaime mettrait aussi sa tête sur le billot, comme les résultats mesurables de ces efforts seraient dévoilés et que le premier ministre serait directement responsable de l’atteinte de l’objectif de réduction de 30 %.