S’il reconnaît qu’avoir une vision d’avenir pour le développement de la province et de la région est important, il l’est tout autant d’en avoir une pour aujourd’hui.
L’accès au logement, l’état des routes, la paperasse pour les entreprises, les obstacles que rencontrent les municipalités pour raccorder des puits d’eau potable ou l’accès à un médecin ou à des services de garde subventionnés sont autant de préoccupations du quotidien de la population, mais qui semblent ignorées par le gouvernement, selon M. Labrecque.
Il estime que trop de décisions gouvernementales sont influencées par les lobbyistes et différents groupes de pression qui ne représentent pas la majorité.
«Pourtant, le gouvernement que l’on connaît consacre énormément d’énergie politique, administrative et financière à des projets extrêmement précis, idéologiques parfois même embryonnaires, qui touchent une infime partie de la population. Au même moment, lorsqu’un citoyen, un entrepreneur ou une petite municipalité tente simplement de régler un problème concret qui servirait directement une grande partie de sa population, il doit se battre contre une machine administrative devenue beaucoup trop lourde», affirme M. Labrecque.
Ce dernier pointe du doigt la «déconnexion» entre les priorités politiques et la réalité des citoyens. Il plaide alors pour que les priorités soient orientées vers les services essentiels, les infrastructures existantes, à la réduction de la bureaucratie et à la gestion rigoureuse des fonds publics. « Avant de vouloir constamment inventer le Québec de demain, commençons par faire fonctionner correctement celui d’aujourd’hui. »