La première priorité selon cette organisation à ce sujet est à la remise à niveau des infrastructures routières du Québec.
Pour éviter que l'état du réseau routier québécois demeure préoccupant, CAA-Québec demande au prochain gouvernement de prioriser l’entretien préventif des infrastructures existantes avant la réalisation de nouveaux projets, de prévoir des budgets d’entretien dès la mise en service des infrastructures et d’adopter une approche fondée sur leur cycle de vie complet, d’accroître le soutien financier aux municipalités pour l’entretien de leur réseau routier ainsi que de favoriser l’intégration de technologies et de matériaux innovants ainsi que le partage des meilleures pratiques.
Le club espère aussi un financement «durable de la mobilité», en élargissant et en diversifiant les sources de revenus du Fonds des réseaux de transport terrestre (FORT). CAA-Québec désire aussi que Québec assure une plus grande transparence dans le financement des réseaux routiers et de transport collectif et reconnaisse que les infrastructures de transport bénéficient à l’ensemble de la collectivité, tout en évitant d’augmenter le fardeau fiscal des automobilistes sans contrepartie directe et en priorisant les projets sur la base de données probantes et de l’expertise disponible.
Quant aux efforts pour améliorer la sécurité routière, CAA-Québec propose l’introduction de sanctions administratives pour les conducteurs présentant une alcoolémie entre 0,05 % et 0,08 %, l’adaptation du Code de la sécurité routière aux nouveaux modes de transport actif, l’amélioration de la protection et de la visibilité des travailleurs œuvrant en bordure des routes ainsi que le renforcement des initiatives de sensibilisation, d’éducation et de formation en sécurité routière.
«Le nombre de victimes de la route ne se résume pas à des statistiques. Chaque accident grave bouleverse des vies et des familles. C'est pourquoi la sécurité routière, tout comme l'amélioration de nos infrastructures de transport, doit demeurer une priorité pour les décideurs publics. Des solutions existent et CAA-Québec est prêt à y collaborer», a renchéri Marie-Soleil Trembay présidente et cheffe de la direction de CAA-Québec.
Enfin, l'organisation veut que le gouvernement du Québec poursuive ses efforts pour l'électrification des transports, en maintenant les mesures d’aide à l’acquisition de véhicules électriques au-delà du 31 décembre 2026. L’accélération du déploiement du réseau de bornes de recharge rapide, l’harmonisation des normes québécoises avec celles des autres provinces canadiennes et du gouvernement fédéral, la prise en compte des réalités régionales, économiques et sociales dans la mise en œuvre des politiques d’électrification ainsi qu'une cohérence accrue entre les objectifs gouvernementaux et les mesures budgétaires adoptées sont des mesures désirées par CAA-Québec pour atteindre cet objectif.
Dans le cadre de son exercice, CAA-Québec a invité les partis politiques à faire connaître leurs positions sur ces enjeux. Les réponses reçues seront analysées par CAA-Québec et pourront être rendues publiques afin «d’alimenter les discussions sur ces enjeux dans le cadre de cette campagne électorale».