Parti conservateur du Québec
La porte-parole du Parti conservateur du Québec (PCQ) en matière d’autonomie du Québec, des régions et des municipalités, Maïté Blanchette Vézina, et le chef du PCQ, Éric Duhaime, ont présenté aujourd’hui leur plateforme sur l’autonomie des régions, à Berthier-sur-Mer.
Les conservateurs veulent créer 17 tables régionales décisionnelles, une par région, en s’appuyant sur les structures existantes des tables des préfets. Les préfets de MRC, les nations autochtones et le ministre responsable de la région siègeraient à ces tables.
Plusieurs pouvoirs actuellement détenus par le gouvernement provincial seraient délégués à ces tables régionales décisionnelles : immigration, ressources naturelles, aménagement du territoire et développement économique. Les pouvoirs des MRC et des municipalités, comme celui de fusionner ou défusionner, seraient également revus sous un gouvernement conservateur, à l'issue d'un «grand sommet du monde municipal et régional».
Le PCQ s’engage aussi «à pérenniser» le financement des municipalités, grâce à une partie des redevances des ressources naturelles qui serait répartie entre les municipalités, les MRC et les tables régionales décisionnelles.
Collaborateur à la création de cette plateforme «autonomiste» pour les municipalités, l'ancien maire de Lévis, Gilles Lehouillier, était présent lors de l'annonce et a donné son appui au PCQ. Il en a profité pour vertement critiquer la première ministre sortante et cheffe de la CAQ, Christine Fréchette, pour sa gestion du dossier du troisième lien. M. Lehouillier ne croit pas que Mme Fréchette veut réellement concrétiser le projet de troisième lien routier et estime que le PCQ est le seul parti qui a la proposition la plus crédible pour faire sortir de terre cette infrastructure.
Parti québécois
Le Parti québécois (PQ) a précisé vendredi les mesures qu'un gouvernement péquiste mettrait en place pour réduire l'itinérance de 50 % d'ici 2030. Le parti souverainiste prévoit investir 1 G$ sur 4 ans pour concrétiser diverses mesures pour atteindre ces objectifs.
600 M$ seraient investis aux programmes sociaux et à la prévention tandis que 400 M$ seraient octroyés pour favoriser le logement adapté. Sur les 20 000 logements sociaux qu'un gouvernement péquiste aimerait voir apparaître au Québec, 2 000 seraient réservés aux personnes en situation d'itinérance. Le PQ veut également bonifier le soutien au loyer ainsi que les équipes spécialisées en santé mentale et à la lutte contre la toxicomanie.
Québec solidaire
Vendredi, les porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal et Sol Zanetti, ont dévoilé le plan solidaire de lutte et d'adaptation aux changements climatiques en compagnie d'Etienne Grandmont, député sortant et candidat solidaire dans Taschereau. La feuille de route environnementale de Québec solidaire (QS) vise une réduction des émissions de 37,5 % à 45% d'ici 2030, afin de maintenir le Québec sur une trajectoire compatible avec la carboneutralité en 2050.
Concrètement, les solidaires veulent investir 23 G$ pour améliorer les transports collectifs, offrir la gratuité du transport collectif pour les jeunes et les aînés ainsi que poursuivre pour quatre ans du programme Roulez vert pour favoriser l'achat de voitures électriques.
Un gouvernement solidaire débloquerait également 10 M$ par année pour créer un programme Vieux bazous qui offrirait un montant de 1 000 $ aux personnes qui se départissent de leurs véhicules de plus de 15 ans et qui leur octroierait un laissez-passer annuel en transport en commun pour un an ou un abonnement à un service d'autopartage.
Les solidaires investiraient 250 M$ par année pour financer un programme d'adaptations résidentielles pour favoriser l'efficacité et la sobriété énergétique, la rénovation thermique et la conversion des systèmes de chauffage ainsi que 950 M$ sur 4 ans pour les infrastructures vertes, en consacrant 1% des investissements du Programme québécois des infrastructures au verdissement des villes et des municipalités.
Plus tard vendredi, lors du sommet électoral de l'UMQ, Ruba Ghazal et Sol Zanetti ont dévoilé qu'un gouvernement solidaire investirait 2 G$ de plus dans les infrastructures municipales dans son premier mandat et 140 M$ pour aider les villes à s'adapter aux changements climatiques qui s'ajouteraient à la création d'un fonds d'urgence climatique de 500 M$ annuellement. Pour éliminer l'itinérance, QS a aussi rappelé qu'il veut un super-ministre attitré à ce dossier, la construction de 6 000 logements dédiés spécifiquement à sortir des gens de la rue ainsi que l'octroi de 135 M$ aux organismes qui offriront des services dans ces logements.
Coalition avenir Québec
Lors de sa prise de parole devant les membres de l’UMQ, Christine Fréchette, première ministre sortante et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), a promis de créer un fond d’urgence de 250 M$ pour l’itinérance. Cela s’ajoute à l’engagement d’investir 100 M$ supplémentaires en mesure d’aide et d’accompagnement au logement.
Christine Fréchette s’est aussi engagée à abolir et fusionner les nprogrammes en infrastructures en un seul transfert «annuel et prévisible afin de simplifier la vie des municipalités» ainsi qu'à ajouter un milliard de dollars supplémentaires aux programmes existants. Les investissements serviraient en priorité aux infrastructures essentielles en eau, sous un nouveau gouvernement caquiste. Une fois leurs infrastructures d’eau jugées en bon état, les municipalités pourraient ensuite utiliser le financement restant pour d’autres projets, selon leurs priorités.
L’équipe Christine Fréchette s’engage finalement à retirer la disposition permettant au ministre de l’Éducation d’exiger aux municipalités la cession, à titre gratuit, d'un terrain pour un centre de services scolaires. La CAQ souhaite davantage «miser sur la collaboration» pour mieux planifier l’implantation des futures écoles grâce à cette promesse.
Parti libéral du Québec
Un gouvernement libéral dirigé par Charles Milliard déposerait une loi-cadre sur le développement et le déploiement de l’IA. Cette loi s’appuierait sur les recommandations déjà validées par le Conseil de l’innovation du Québec (CIQ), notamment en ce qui concerne la transparence entourant l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Dans un deuxième temps, l’encadrement de l’IA serait élargi afin de couvrir son utilisation par les entreprises et ses effets sur les travailleurs. Le ministre de la Cybersécurité et du Numérique serait également responsable de l’intelligence artificielle et de son encadrement au sein de l’appareil public.
Pour «améliorer considérablement le taux de réussite des projets de transformation numérique du gouvernement du Québec», les libéraux proposent également de bâtir une «solide expertise numérique à l’interne» et réduire la dépendance de l’État envers les firmes externes, réduire les dépassements de coûts et les retards en s’attaquant à la «mauvaise évaluation des besoins et des méthodes de gestion de projet dépassées», désigner clairement les responsables de la transformation numérique de l’État et les rendre imputables de leurs décisions, doter le Québec d’infrastructures de technologies de l’information «modernes et innovantes, capables d’améliorer la productivité de l’État et de générer des économies importantes» ainsi que préparer les travailleurs québécois à la transformation de leurs métiers.
De plus, un gouvernement libéral rationaliserait les dépenses numériques de l’État «afin d’obtenir un meilleur rendement sur les sommes investies et d’assurer une gestion rigoureuse des fonds publics», ce qui permettrait des économies de 500 M$ d’ici 2031, par rapport au niveau actuel prévu au Plan des investissements et des dépenses en ressources informationnelles (PIDRI).