La Table estime que depuis le début de la campagne électorale, les partis politiques «ont effleuré quelques sujets» sur lesquels interviennent une partie des 3 000 organismes communautaires autonomes du domaine de la santé et des services sociaux (OCASSS), «parfois en promettant des sommes très insuffisantes». Du même souffle, la TRPOCB a souligné «qu'un seul parti a annoncé un montant destiné à l’ensemble du mouvement de l’action communautaire autonome, tandis que les autres sont encore silencieux».
Le regroupement réclame donc que les partis s'engagent à «améliorer réellement» le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) pour l’ensemble des 3 055 OCASSS qui en bénéficient. Pour ce faire, le prochain gouvernement devrait autoriser une indexation annuelle des subventions en fonction de l’Indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC), atteindre l’équité de financement et de traitement partout au Québec ainsi qu'ajouter 1,7 G$ à l’enveloppe annuelle du PSOC (mission globale), réclame la Table.
«Quand on regarde le portrait du financement des groupes, on constate qu’au Québec, le droit à la santé dépend du code postal. C’est en augmentant significativement le financement de l’enveloppe du PSOC pour la mission globale que le prochain gouvernement mettra fin aux écarts injustifiables d’un groupe à l’autre, et non en saupoudrant des petits montants par-ci par-là», a argué Stéphanie Vallée, présidente de la Table.