mercredi 21 février 2024
Votre Journal. Votre allié local.

Politique > Actualités

Inflation

Le PQ et QS présentent leurs solutions

Les + lus

Photo : PiggyBank - Unsplash

01 sept. 2023 08:18

INFLATION. Sujet qui continue d'alimenter les discussions dans les chaumières, l'inflation a aussi été abordée par le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) le 31 août. Critiquant le travail du gouvernement caquiste sur le dossier, les deux formations présentes à l'Assemblée nationale ont suggéré à Québec certaines mesures qui devraient être adoptées, selon elles.

Par Érick Deschênes - Collaboration spéciale

En marge du caucus de la formation politique à Québec, le porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, a d'abord indiqué que le caucus solidaire à l'Assemblée nationale allait «poser au moins une question portefeuille tous les jours de la session parlementaire». Par cette tactique parlementaire, QS veut «mettre de la pression sur la CAQ» pour qu'elle adopte des mesures supplémentaires pour combattre l'inflation.

«François Legault avait promis un bouclier anti-inflation en élection: finalement, c'était un bouclier à usage unique! Aujourd'hui, le coût de la vie continue de monter, le portefeuille des Québécoises et des Québécois est vide et la CAQ a laissé les commandes à la Banque du Canada, aux grandes chaînes d'épicerie et aux spéculateurs immobiliers. L'Assemblée nationale doit défendre les gens et s'attaquer aux vraies causes de l'inflation cet automne. (...) François Legault ne rencontre pas souvent du monde qui fait son épicerie au Dollarama, il ne sait pas ce que c'est de vérifier son AccèsD avant de passer à la caisse. Cet automne, on va le lui rappeler», a illustré M. Nadeau-Dubois.

«Des mesures concrètes pour aider les familles»

Quant à lui, le PQ  propose six «mesures concrètes» afin de soulager les familles atteintes par l'inflation et d'atténuer les hausses de prix des aliments, propositions que la formation politique aimerait que le gouvernement considère à mettre en place dès la rentrée parlementaire. 

Ainsi, le PQ propose d'accorder un bon d'épicerie aux Québécois ayant un revenu inférieur à 80 000 $. Cette aide serait modulée en fonction du revenu, ce qui permettrait à une famille ayant un revenu de moins de 100 000 $ de recevoir 562 $ tandis qu'une famille ayant un revenu allant de 101 000 $ à 160 000 $ recevrait un coup de pouce de 350 $. Cette aide serait entièrement financée par la remise du 1,5 G$ «restant des trop-perçus d'Hydro-Québec que la CAQ n'a toujours pas remis» aux citoyens.

Également, la formation souverainiste voudrait que l'Assemblée nationale adopte son projet de loi sur le gaspillage alimentaire et que Québec aille de l'avant avec sa proposition de garantir des repas pour les élèves du primaire.

Dans un autre ordre d'idées, le PQ veut que l'Assemblée nationale convoque en commission parlementaire spéciale les représentants des trois grandes enseignes de marchés alimentaires présents au Québec afin d'obtenir des réponses «sur la fixation de prix et à imposer une taxe sur les surprofits des épiciers si ceux-ci ne peuvent fournir des explications cohérentes». 

Selon le PQ, le gouvernement provincial devrait aussi créer un «bureau de la protection des consommateurs du Québec» et lui donner le mandat de surveiller l'évolution des prix des aliments ainsi que lancer une campagne de publicité gouvernementale de promotion des plateformes qui permettent de savoir quelles épiceries font les prix les plus bas chaque semaine.

«Depuis son élection à la tête du gouvernement du Québec, François Legault répète sans arrêt que son premier objectif est de remettre de l'argent dans le portefeuille des Québécois. Mais qu'en est-il, concrètement? C'est tout à fait paradoxal, car son inaction produit exactement l'effet inverse : elle appauvrit les familles du Québec. Cette année, on estime que l'épicerie coûtera environ 11 % de plus que l'année dernière, c'est au bas mot 1 000 $ de moins dans les poches des familles. C'est une somme énorme!», a imagé Paul St-Pierre Plamondon, le chef du PQ, tout en ajoutant que sa première question au premier ministre lors de la rentrée parlementaire portera sur le coût du panier d'épicerie.

Les + lus