mercredi 8 avril 2026
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Aides précieuses

Des Lions qui ont à cœur les chiens guides

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Photo: Mélanie Labrecque

08 avr. 2026 06:53

Afin d’aider à la sensibilisation à l’importance des chiens guides et d’assistance, les clubs Lions ont remis leur charte au Club Québec Chiens-Guide, le 28 mars dernier à Saint-Agapit. Le rôle du club, parrainé par celui de Saint-Agapit, sera de faire connaître la Fondation des Lions du Canada Chiens-Guides et de la sensibilisation auprès des communautés afin que ces chiens soient acceptés dans les lieux publics.

«Au fil du temps, nous avons remarqué qu’il y avait un besoin dans la mesure où les chiens de la Fondation ne sont pas reconnus par les espaces publics au Québec. On fait face à beaucoup de refus et de difficultés», a confié l’une des ambassadrices du Club Québec Chiens-Guide, Alexandra Matte.

Au Québec, il n’y a pas seulement la Fondation Mira qui remet des chiens guides ou d’assistance aux personnes ayant un handicap visuel ou moteur ou ayant besoin d’assistance. La Fondation des Lions du Canada en entraîne également. L’objectif du Club Québec Chiens-Guides sera justement de faire de la sensibilisation à ce sujet.

« On veut faire connaître ce qu’est un chien guide, son importance et le visage des personnes qui en possèdent un », a expliqué Mme Matte. Cette dernière a reçu, par le biais de la Fondation des Lions du Canada, Todd, son chien d’assistance.

Au premier coup d’œil, il serait difficile de croire qu’elle a besoin d’un chien d’assistance. Pourtant, elle est porteuse d’une maladie génétique rare (syndrome Elhers-Danlos de type trois) qui se traduit, entre autres, par une hypermobilité articulaire qui provoque des dislocations et de la douleur chronique. Certains jours, elle peut marcher sur ses deux jambes, mais d’autres, elle doit se déplacer en fauteuil roulant ou en marchette.

Ce qu’elle déplore, c’est qu’il existe encore plusieurs préjugés dans la population à propos des chiens guides et d’assistance.

«L’argument qu’on nous donne, lorsqu’on nous refuse l’accès à un lieu, c’est : ‘‘On en voit tellement que ce ne sont pas des vrais’’. Je me fais dire ça au moins une fois par semaine et c’est épouvantable. En plus, puisque je n’ai pas l’air handicapée, on me dit que mon chien doit être une fraude», déplore-t-elle.

Entraînement et suivi

L’entraînement des chiens Lions est semblable à celui reçu par les chiens Mira. Les deux écoles sont reconnues au Canada. «Ce sont des chiens de la même stature, du même calme. Nous voulons pouvoir cohabiter, sans qu’on nous dise que, parce que notre chien n’est pas Mira, il n’a pas le droit d’entrer. C’est souvent ce que les employés de commerce vont recevoir comme consigne, mais je ne devrais pas avoir à expliquer chaque fois que j’entre dans un lieu public», rajoute Mme Matte.

Depuis qu’on lui a confié Todd, Alexandra Matte et son compagnon canin doivent se soumettre à une évaluation annuelle pour vérifier qu’elle a maintenu de bonnes habitudes et que Todd est toujours apte à poursuivre sa mission. Il faut dire que l’entraînement d’un chien peut coûter de 25 000 $ à 35 000 $ de la naissance jusqu’à ce qu’il arrive dans sa famille.

En plus des chiens de service comme Todd, la fondation entraîne des chiens guides pour le programme vision canine, des chiens d’assistance à l’audition, des chiens pour les personnes épileptiques, des chiens d’assistance pour les enfants autistes, pour les personnes ayant le diabète de type 1 et des chiens de soutien qui aident les personnes qui ont vécu des traumatismes.

Une aide précieuse

Alexandra Matte fait partie du programme pour les personnes à mobilité réduite et Todd, son chien de service, l’aide dans plusieurs aspects de sa vie. «Il peut faire plusieurs tâches, ce qui m’enlève une charge au quotidien.»

Concrètement, son chien peut ouvrir les portes pour elle. Si elle tombe ou s’évanouit, il ira chercher de l’aide. Il peut aller chercher sa médication, l’aider à faire le lavage, à déballer l’épicerie. Tout ce qu’il fait lui évite de se pencher, quelque chose qui est difficile pour elle. «Chaque tâche qu’il prend, c’est une pression de moins sur mon système. Au lieu de me concentrer sur des tâches de tous les jours et de seulement être fonctionnelle, je peux aller voir des amis, par exemple. […] Je peux réellement vivre, je peux travailler maintenant», poursuit-elle, ajoutant qu’elle avait été déclarée invalide par le passé.

Todd, en plus d’avoir un effet positif sur sa santé mentale, lui a permis de se réapproprier sa vie.

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