L’objectif de cette mobilisation est de demander des conditions de travail décentes pour les travailleurs du milieu communautaire, un meilleur financement à la mission, une reconnaissance pleine et entière des organismes, la protection de leur autonomie et la fin du financement précaire ainsi que d’investir dans le modèle communautaire.
Sur le territoire de la MRC de Lotbinière, par différentes publications, les organisations ont illustré comment leurs services étaient essentiels et, sans eux, plusieurs personnes se retrouveraient sans soutien.
Ils ont également fait une visite au bureau de la députée de Lotbinière-Frontenac, Isabelle Lecours, afin d’exposer la situation à son équipe ainsi que les conséquences liées au manque de ressources.
De plus, ils ont tenu une manifestation à Laurier-Station à l’intersection des rues Laurier et Saint-Joseph. Plus de 55 personnes étaient présentes.
Les organisations communautaires ont également participé à la manifestation nationale tenue le 2 avril devant l’Assemblée nationale. Un autobus rempli de travailleurs, de membres des organismes et de bénévoles s’est rendu à Québec pour joindre le mouvement provincial.
Parmi les organismes de la région qui ont participé à cette mobilisation, il y a le Regroupement des jeunes de Lotbinière, le Regroupement des personnes aidantes de Lotbinière, Centre-Femmes de Lotbinière, L'Oasis de Lotbinière, le Carrefour des personnes aînées de Lotbinière, Aide Alimentaire Lotbinière, Entraide Ste-Croix et La Corporation de développement communautaire (CDC) de Lotbinière.
Impacts concrets du communautaire
Une étude publiée en 2025 par l’Institut de recherche et d’information socioéconomique (IRIS) expliquait que chaque dollar supplémentaire qui est investi dans le financement des organismes communautaires au Québec permet des économies dans les dépenses de santé. Cette économie se chiffre à 12 $ sur six ans, par dollar supplémentaire investi.
Cet impact est également noté pour les organismes qui œuvrent à l’extérieur de la mission santé et services sociaux, même s’il est plus long à se faire sentir.
« Nos résultats indiquent que de financer davantage de manière générale les organismes communautaires au Québec est un moyen efficace pour réduire la croissance des dépenses de santé autant à court qu’à long terme», peut-on lire dans la publication.
L’IRIS rappelle que les organismes communautaires agissent sur la qualité de vie et les déterminants sociaux de la santé. «Ce qui est généralement plus efficace que les dépenses de santé publique afin de contrer la détérioration de l’état de santé des individus à court et long termes.»