«Nous n’étions pas préparés. Personne ne se sentait prêt à prendre la séance sous son aile et devoir répondre à des questions sur la démission du maire alors que nous-même avions très peu d’information», a expliqué la mairesse suppléante Myriam Lambert-Dumas, ajoutant que ce n’est pas la polémique entourant l’augmentation des taxes municipales qui les a poussés à prendre cette décision.
D’ailleurs, le conseil avait prévu faire une présentation sur le budget et répondre aux questions des citoyens. «Nous nous étions préparés, c’était l’objectif de la soirée. On savait qu’il y aurait eu des questions sur le budget et on était prêts à y répondre. Ce n’était pas un moyen de se défiler», a-t-elle poursuivi.
Cette dernière estime que ce sont les attaques personnelles publiées sur les réseaux sociaux et dirigées envers les élus qui ont provoqué la démission du maire. D’ailleurs, des conseillers sont également en réflexion sur leur avenir. D’autres démissions pourraient suivre.
«C’est une situation complètement différente à celle de janvier 2025. À ce moment, les problèmes venaient de l’interne. Les démissions étaient dues à des situations de conflit au sein même du conseil. Aujourd’hui, la situation est différente. Les élus s’entendaient bien entre eux. On avait une belle harmonie et on travaillait bien ensemble. Donc, la réflexion qui nous amène à nous demander si on veut poursuivre, c’est qu’on travaillait bien ensemble et maintenant, notre équipe est détruite. On voit des gens avec qui on aimait travailler se faire attaquer. On se questionne à savoir si c’est ce que nous voulons vraiment vivre aussi.»
Elle-même, qui a traversé les différentes crises qui ont ponctué le dernier mandat, remet son avenir en question.
«Justement, je me demande si j’ai envie de revivre un autre quatre ans difficile. J’ai une grande famille, beaucoup d’implications. Ma priorité, c’est ma famille, ma santé. Je m’étais présentée avec une équipe en me disant que nous aurions du plaisir à travailler ensemble. Nous avions de beaux objectifs et, quatre mois après notre élection, il y a des tensions qui viennent de l’externe. Je n’ai pas envie de vivre un autre quatre ans aussi problématique, d’où ma réflexion à savoir si j’ai envie de poursuivre ou non.»