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Élection à Saint-Antoine-de-Tilly

Ghislain Daigle, candidat à la mairie

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20 mai 2026 07:00

Dans le cadre de la campagne à la mairie de Saint-Antoine-de-Tilly, Le Peuple Lotbinière vous propose une série d’entrevues avec les candidats à la mairie. Le candidat et ancien maire, Ghislain Daigle, a répondu à nos questions.

Peuple Lotbinière (PL) :_Pourquoi avez-vous décidé de poser votre candidature ?

Ghislain Daigle (GD) : Je suis une personne très sensible aux citoyens. Je suis là pour eux, point final. C’est ma priorité numéro un. Les gens ont des revenus, pour certains, limités, d’autres qui sont plus riches. Il faut penser à tout le monde et protéger les plus démunis. […] Il faut penser à la capacité limitée des citoyens de Saint-Antoine quant au fonctionnement et au financement de la municipalité. Quand j’ai reçu mon compte de taxes, j’étais choqué parce que ce n’était pas seulement moi qui subissais l’augmentation, mais tout le monde. […]

Avec l’expertise et l’expérience que j’ai comme administrateur, je veux remettre les protocoles et les procédures de fonctionnement dans la structure de la loi municipale.

PL : Le dossier de l’eau potable s’étire depuis plusieurs années, qu’est-ce qui explique que vous n’avez pas été en mesure de le faire avancer à l’époque où vous étiez maire et que ferez-vous pour le régler ?

GD : Des rapports antérieurs aux années 1990 identifiaient la capacité de notre nappe. Elle était énorme, on ne manquait pas d’eau. Je dirais, au niveau de l’eau, pourquoi ne pas faire une vraie bonne étude dans le secteur du centre communautaire parce qu’on sait qu’il y en a. À l’époque, des rapports expliquaient que les égouts étaient infiltrés par la nappe d’eau. Avant de courir à l’autre bout du monde, je pense qu’on devrait faire une évaluation géomorphologique au niveau du sous-sol parce qu’il y a une ressource qui sort au bord de la falaise.

Quand j’étais maire, il s’en faisait de la recherche en eau, mais on allait chercher ça n’importe où et on payait tout le temps. On y mettait beaucoup d’argent et on tombait toujours sur de mauvais résultats.

PL : L’adoption du dernier budget et la hausse du compte de taxes municipales ont choqué les citoyens. Que comptez-vous faire pour apaiser la situation et maintenir un compte de taxes plus bas lors du prochain budget?

GD : Ce sera très simple. Un plan triennal, ça se fait dans les grandes villes qui ont de gros budgets et une capacité. Nous avons un petit village. On ne fait pas de plan triennal, on fait une liste de dossiers problématiques. On essaie de les régler avec les avances des gouvernements et la capacité financière que nous avons. D’année en année, on essaie de voir ce qu’on peut dégager et ce qu’on peut aller chercher comme subvention pour régler les problèmes. Un plan triennal, si on continue là-dedans l’année prochaine, les dépenses seront de 2 121 000 $ et le budget, c’est 3 M$ en taxe. Même si on met 50 % en subvention, on reste avec une augmentation de 30 %. On va aller vers la dégradation et l’appauvrissement. Je dis à la population, on oublie cette approche. C’est un petit village avec une population limitée, on est dans une période économiquement difficile. Il faut être réaliste.

PL : La municipalité a de la difficulté à garder ses directeurs généraux. Qu’allez-vous faire pour que le prochain reste ?

GD : Le directeur général que tu engages, ça dépend de son expérience, de son expertise et de sa façon de travailler avec les élus. Quand j’étais au conseil dans les années 1990, on avait un directeur général d’exception. Il avait une formation, il était très ouvert, sensible et avait une bonne communication avec la population. Ce n’est pas facile de trouver quelqu’un qui a l’expertise de faire de la gestion, de connaître toutes les lois. C’est pour ça que c’est important que le maire soit présent dans la recherche du nouveau directeur. […] Ce n’est pas de seulement remplir un siège ou un poste. Il faut qu’il ait une expertise pour permettre au conseil de se renforcer. En choisissant un bon directeur, tu peux le garder longtemps si tu lui donnes de bonnes bases.

PL : Quels seront les autres enjeux et défis de la municipalité pendant le prochain mandat?

GD : Dans le temps où j’étais maire, plusieurs dossiers sont restés lettre morte. On a une problématique. Il faut diminuer nos dépenses. Au niveau de la MRC, il y a eu des changements dans les années 1990. Avant, c’était au prorata de la population, maintenant, c’est en fonction de l’évaluation foncière. Le problème, c’est que ce n’est pas les mêmes valeurs d’un bout à l’autre du comté. L’approche selon le prorata de la population était plus équitable. On a le même phénomène avec la facture de la police. Il y a un travail à faire pour diminuer ces factures. Il y a aussi le dossier de l’administration générale. Dans mon temps, il y a même cinq ans, elle était à peu près de 500 000 $. Dans le budget 2026, elle est passée à 1,2 M$. Il y a des questions à se poser. Dans la première année, il y aura beaucoup de travail à faire. Il faut y aller tranquillement, on ne va pas tout régler en un an. Chaque année, on arrivera peut-être avec une petite diminution de taxe tout en conservant notre capacité d’agir.

PL : Que prévoyez-vous faire pour régler ces enjeux?

GD : Pour les régler, il faut dégager des fonds au niveau de la gestion des dépenses. On a aussi la possibilité d’aller chercher des subventions, mais il faut la capacité pour compenser les trous parce que des subventions de 100 %, il n’y en a pas partout. Parfois, c’est 50 %, le reste, on le prend où? On peut faire des règlements d’emprunt, mais, si on continue d’augmenter les taxes, on va avoir un problème tantôt. Il doit y avoir un équilibre entre régler des problèmes et la capacité de payer.

PL : Pourquoi les citoyens de la municipalité devraient-ils voter pour vous ?

GD : Des trois candidats, je suis la personne la plus sensible à leur qualité de vie. Je suis la personne qui va avoir l’expertise et l’expérience pour les aider à passer les années à venir. Je suis la personne qui va aider le conseil à suivre les bons protocoles au niveau des procédures légales du ministère des Affaires municipales. Je suis la personne qui va amener des approches économiques. Je suis la seule personne qui va amener des aspects positifs et constructifs pour l’avenir. Je suis prêt à travailler, je suis une personne de terrain, une personne pratique, réaliste, qui a de l’imagination et qui est capable de travailler, d’échanger et de construire.

NDLR : Ce texte est un condensés des propos recueillis lors d'une entrevue d'une durée de 40 minutes.

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