Politique
Représentant l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, le Parti libéral du Québec estime que le plus récent budget du gouvernement caquiste «manque d'ambition et de vision» et ne répond pas aux «préoccupations des Québécoises et des Québécois, comme la hausse du coût de la vie et du logement».
Québec solidaire (QS) estime que l'exercice présenté par le gouvernement caquiste est une «pancarte électorale». «La CAQ n'est pas gênée de déposer un budget centré sur ses priorités électorales et pas sur celles des Québécois. Je le dis sans détour, ce n'est pas un budget, c'est une pancarte électorale. C'était leur dernière chance de donner de l'oxygène aux gens qui en arrachent, et ils ratent la cible», a déploré Ruba Ghazal, co-porte-parole et cheffe parlementaire de QS.
Un son de cloche également partagé par le Parti conservateur du Québec (PCQ). «Rien pour abolir la taxe carbone, rien pour éliminer les subventions aux entreprises, rien pour s’enrichir avec l’exploitation de notre gaz naturel, rien pour retourner rapidement à l’équilibre budgétaire, rien pour aider les jeunes à accéder à la propriété.
Un budget PPP : plate, pauvre et paresseux», a illustré Éric Duhaime, chef du PCQ.
Pour sa part, le Parti québécois (PQ) juge que le budget déposée par Eric Girard ne deviendra pas réalité, comme Christine Fréchette ou Bernard Drainville remplacera François Legault comme premier ministre du Québec dans quelques semaines.
«Alors que Bernard Drainville et Christine Fréchette joignent maintenant leur voix à nos critiques du bar ouvert des subventions et des investissements au pif du gouvernement, ce budget fonce tête baissée dans la même direction. C'est comme dans Mission : Impossible : ce budget s'autodétruira dans quelques semaines», a caricaturé Pascal Paradis, député péquiste de Jean-Talon.
Municipalités
L'Union des municipalités du Québec (UMQ) a noté «un premier signal de réinvestissement du gouvernement du Québec dans les infrastructures municipales», mais juge les sommes «largement insuffisantes pour rattraper le désengagement marqué depuis quelques années et répondre aux besoins grandissants des municipalités».
Économie
La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) n'a pas caché sa déception face à la décision de Québec de ne pas s'attaquer au fardeau fiscal des entreprises «qui demeurera trop élevé». Le regroupement ne s'attend pas à ce que le budget présenté mercredi «ait beaucoup d'impact sur les décisions d'investissement des entreprises».
S'il salue l'absence de nouvelles dépenses importantes dans le budget Girard, nécessaire en raison de l'état des finances publiques et la mise en place de certaines mesures pour soutenir des entreprises, le Conseil du patronat du Québec soutient que des «défis de taille demeurent pour les entreprises du Québec».
Quant à elle, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) déplore que le plus récent exercice financier d'Eric Girard n'a aucune «mesure forte pour soutenir les PME et qui ne touche pas les fondamentaux qui freinent leur croissance et l'augmentation de leur productivité».
Syndicats
Sans surprise, les syndicats représentants les employés de l'État ont vertement critiqué le plus récent déposé par le gouvernement caquiste.
La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) n'a pas caché sa «hâte de passer à autre chose». Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) craint que la fonction publique manque de bras pour concrétiser certaines orientations prises dans l'exercice financier en raison des abolitions de postes décrétées dans les derniers mois par Québec.
La Confédération des syndicats nationaux (CSN) juge que le récent budget marque «un retour à l'austérité», avec un exercice où «il n'y a pas de réelle vision d'avenir pour améliorer les services publics ou pour s'attaquer au problème du coût de la vie, notamment en améliorant l'accès au logement».
Eric Girard a présenté un «budget sans vision et tourné vers le passé», a quant à lui lancé la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) accuse le gouvernement Legault de «manquer d'audace pour la santé et les services sociaux», tandis que la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) considère les «avancées limitées pour les services publics».
Faisant bande à part des autres syndicats, la Fédération nationale des communications et de la culture-CSN (FNCC-CSN) a salué plusieurs investissements prévus de Québec pour le milieu culturel et les médias québécois, dont l'élargissement du crédit d'impôt remboursable pour les médias d'information québécois, qui inclura désormais les salles de nouvelles des médias électroniques privés (radio et télé).
Éducation
Comme ce syndicat, les fédérations représentant les cégeps et les universités ont aussi bien accueilli certaines mesures du budget Girard.
La Fédération des cégeps s'est dite soulagée, l'augmentation du budget de 3,7 % en enseignement supérieur devant «permettre de couvrir les coûts de système, dont les indexations salariales, ainsi que la croissance de la population étudiante».
Une opinion aussi partagée par les cheffes et chefs des établissements universitaires québécois. Ces institutions pourront profiter d'une augmentation de 5,5 % des crédits alloués à l'enseignement universitaire.
Habitation
L'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) considère que le budget 2026-2027 du gouvernement du Québec démontre que «l'habitation pour la classe moyenne n'est toujours pas une priorité du gouvernement».
Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) déplore que le plus récent budget caquiste ne prévoit que sle financement de 1 000 logements dans toute la province, alors qu'il demandait le financement de 10 000 logements sociaux comme l'une des solutions pour résoudre la crise du logement.
Milieu communautaire
Le Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) s'est indigné «du budget austère de la CAQ, qui tourne le dos au filet social, dont les groupes d'action communautaire autonome (ACA) constituent une assise incontournable». Le regroupement estime aussi que ;e gouvernement «ignore une fois de plus les besoins criants des 4 500 organismes du milieu».
Quant à elle, la FADOQ accueille favorablement l'annonce, dans le budget du Québec 2026-2027, d'un financement additionnel de 100 M$ sur cinq ans destiné à la Stratégie nationale de prévention en santé.