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ACEUM

Les conservateurs consultent les entreprises de la région

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Photo : Courtoisie

15 juin 2026 07:22

En tournée dans plusieurs villes du Québec, des députés du Parti conservateur du Canada (PCC) se sont arrêtés à Lévis afin d’entendre les préoccupations des entreprises de la région en ce qui a trait à la révision de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) qui est en cours et pour connaître les effets des tarifs imposés par l’administration Trump. Ce sont une dizaine d’entreprises de divers milieux qui se sont présentés dans une formule table ronde au Lévis centre des congrès, le 3 juin dernier, pour faire part de leurs besoins.

«L’objectif c’est de savoir dans le cadre de la renégociation de l’entente libre-échange, si les États-Unis décident d’être plus agressifs, de déchirer l’entente ou de faire des ententes plus sectorielles, c’est quoi l’impact sur les entreprises. Également, on veut voir avec l’entente actuelle qu’est-ce qui va bien, qu’est-ce qui va moins bien», explique le député de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles et lieutenant du Québec pour le PCC. 

Des rencontres ont eu lieu à Lévis et Saint-Georges-de-Beauce, dans la région de la Chaudière-Appalaches. Après avoir pris le pouls de tous les acteurs rencontrés durant la tournée, le parti souhaite amener des propositions au gouvernement pour la suite. 
Parmi les acteurs qui se sont déplacés pour la rencontre à Lévis, la table a notamment compté sur la présence de Prevost, Teknion Roy et Breton, Picard et l’Union des producteurs agricoles (UPA) régionale. 

Au sujet de l’ACEUM, les entreprises présentes ont mentionné qu’un statu quo à l’entente serait acceptable, leur permettant de continuer dans les habitudes créées dans les dernières années. Ce sont toutefois les tarifs instaurés par l’administration Trump, qui entrent en conflit avec certains éléments prévus à l’ACEUM actuellement, qui inquiètent les entreprises. 

«La crainte, c’est que Donald Trump décide de déchirer l’entente et de faire autre chose. Pour les tarifs, c’est l’incertitude qui est problématique et le désengagement d’investissement. Les gens attendent de savoir», ajoute le lieutenant politique du Québec pour le PCC. 

La Chaudière-Appalaches ne faisant pas exception aux effets subis par les entreprises par l’implantation des tarifs, plusieurs fermetures d’entreprises ont été effectuées dans la dernière année, dont la plus récente est l’entreprise de Sainte-Croix, Meubles South Shore, qui a pointé du doigt le dumping en provenance de l’Asie ainsi que les tarifs américains lors de l'annonce de la fin de ses opérations. 

«D’avoir un accord comme l’ACEUM, c’est de savoir quelles sont les règles du jeu. [L’instabilité des tarifs] n’est pas vivable pour nos entreprises. Les entreprises nous en parlent souvent après coup et tout le monde a les mains liées», souligne Jacques Gourde, député de Lévis-Lotbinière pour le PCC. 

La délégation du parti est ensuite allée à la rencontre d’entreprises à La Pocatière, au Saguenay, à Québec et à Montréal. 

 

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