«Les producteurs de grains québécois en ont assez : la tarification carbone entraîne des conséquences financières importantes pour nos entreprises, puisque nous devons absorber des coûts que nous ne pouvons ni éviter ni réduire avec les technologies actuellement disponibles. On nous impose des coûts sans nous donner les outils adéquats pour les réduire. Cette situation est inéquitable, inefficace et doit cesser», a soutenu le président des PGQ, Sylvain Pion.
Le regroupement déplore que les entreprises de grandes cultures subissent des «conséquences financières majeures en lien avec cette tarification».
Les producteurs de grains estiment qu'ils ont versé plus de 150 M$ au Fonds d'électrification et de changements climatiques (FECC) ces dernières années, soit près de 30 % des contributions provenant du secteur agricole, alors que moins de 2 % des investissements climatiques du FECC ont été dirigés vers le secteur des grains.
«Nous sommes parmi les plus exposés aux impacts climatiques, mais parmi les moins soutenus. Nous finançons massivement le FECC sans accéder aux moyens nécessaires pour réduire nos émissions ou améliorer notre résilience. Malgré les annonces faites ces dernières années, les fonds tardent à se matérialiser et demeurent largement insuffisants par rapport aux montants versés depuis 2015. Ce déséquilibre doit être corrigé», a soutenu M. Pion.
Rappelons finalement que certains politiciens québécois ont promis des mesures allant dans le sens de la demande des PGQ, comme Éric Duhaime (Parti conservateur du Québec) et Bernard Drainville (député de Lévis et candidat à la course à la direction de la Coalition avenir Québec).