samedi 13 juillet 2024
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Repreneuriat

Sortie pour demander que l'entrepreneuriat soit enseigné à l'école

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Photo : Ben Rosett - Unsplash

29 avr. 2024 10:49

À l'occasion de la semaine du repreneuriat, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a publié, le 29 avril, les résultats d'un sondage abordant ce sujet. Déplorant que la moitié des propriétaires de PME estiment que l'entrepreneuriat n'est pas un choix de carrière valorisé au Québec, la FCEI réclame au gouvernement provincial que l'entrepreneuriat soit davantage abordé à l'école.

Si la FCEI avait accueilli favorablement le dépôt du Plan québécois en entrepreneuriat 2022-2025 et ses neuf mesures pour bonifier l'offre d'accompagnement aux entrepreneurs et le soutien au repreneuriat, 92 % des directeurs de PME sondés par la FCEI sont d'avis que l'entrepreneuriat devrait faire partie des programmes d'études du système scolaire afin de familiariser les jeunes avec ce cheminement de carrière.

Également, 91 % des propriétaires de PME pensent que le gouvernement devrait soutenir davantage les entrepreneurs dans leur planification de la relève (par exemple, aide financière au transfert d'entreprise);

«Même si le gouvernement prend la bonne voie avec son Plan québécois en entrepreneuriat, il semble que le défi auquel il va faire face soit gigantesque. Les propriétaires de PME sondés sur le sujet sont unanimes : il faut que la culture de l'entrepreneuriat soit renforcée, valorisée, et même enseignée à l'école. La moitié d'entre eux estiment que ce choix de carrière n'est pas assez développé au Québec. Il y a encore du travail à faire sur ce sujet essentiel», a avancé François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

Du même souffle, le regroupement a une nouvelle fois demander à Québec «d'arrêter de mettre des bâtons dans les roues des PME québécoises, surtout en ce qui concerne la fiscalité des plus désavantageuse de la province». Il s'agit d'un frein au repreneuriat, selon la FCEI.

«Pour s'attaquer de front aux barrières et aux freins à l'entrepreneuriat, il faut que ce soit intéressant de se lancer en affaires. Et ici, on reste la seule province qui impose ses plus petites entreprises des services et de la construction comme des multinationales, une différence supplémentaire de 259 % ! De plus, les taxes sur la masse salariale demeurent les plus élevées au pays, de 30 % supérieur à la moyenne canadienne. Arrêtons de chercher à midi quatorze heures pour créer des nouveaux programmes et commençons donc à créer une meilleure base avec un environnement fiscal invitant pour nos petites entreprises et pour les petites entreprises en démarrage», a argué François Vincent.

Pour effectuer cette sortie, la FCEI s'est fié aux résultats finaux de son sondage Votre voix, enquête omnibus menée en ligne du 4 au 22 avril. Les résultats sont basés sur les réponses de 429 membres de la FCEI qui sont propriétaires de PME et issus de tous les secteurs et de toutes les régions du Québec. À titre de comparaison, un échantillon probabiliste avec le même nombre de répondants aurait une marge d'erreur de +/- 4,7 %, 19 fois sur 20.

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