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Fièvre des séries

Les Canadiens font dépenser

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Photo : Unsplash - Alejandro Iparrea

29 mai 2026 11:15

Selon un sondage Léger mené pour la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), l'engouement pour les séries éliminatoires des Canadiens de Montréal se traduit par une hausse des dépenses chez les Québécois.

Selon le sondage, 77 % des Québécois ont un intérêt pour les séries, 49 % étant des amateurs de hockey et 29 % s'y intéressent davantage qu'en temps normal.

À la grande joie de la FCEI, chaque match représente également un événement qui a une incidence sur la consommation auprès des PME. En effet, le coup de sonde révèle que près d'un Québécois sur cinq affirme que les séries des Canadiens de Montréal augmentent ses dépenses dans les commerces locaux - proportion qui grimpe à 23 % pour les amateurs de hockey.

L'effet des séries se fait également sentir avec une hausse des achats dans le secteur du commerce de détail, car le tiers des Québécois (34 %) indique acheter davantage de nourriture et de boissons pour les matchs, une proportion qui atteint 41 % chez les partisans des Canadiens.

Notons également que 25 % des Québécois affirment augmenter leurs achats de produits dérivés du club, ce qui contribue directement aux ventes des détaillants offrant de la marchandise du Tricolore.

Les restaurateurs et propriétaires de bars bénéficient eux aussi de cet engouement. Selon les données, 28 % des Québécois se rendent dans ces établissements pour regarder les matchs des Canadiens en séries, une proportion qui grimpe à un amateur sur trois.

De la musique aux oreilles de la FCEI qui rappelle que chaque dollar dépensé dans une PME d'ici permet de garder jusqu'à 0,66 $ dans l'économie locale, amplifiant les retombées économiques des séries. «Une bouffée d'air pour les PME québécoises» selon la fédération à la suite d'une année 2025 «marquée par la hausse des coûts, l'instabilité et un recul de la demande».

Au-delà de l'activité économique, les séries ont un effet social dans les milieux de travail. Plus de la moitié des Québécois (52 %) disent avoir des discussions liées aux matchs, une proportion qui atteint trois amateurs de hockey sur cinq.7

Méthodologie

L’échantillon du sondage était composé de 1 002 répondant.e.s du Québec âgés de 18 ans et plus et pouvant s’exprimer en français et en anglais. À titre indicatif, pour un échantillon probabiliste de même taille (n=1 002), la marge d’erreur maximale est de +/- 3,10% (19 fois sur 20).

La collecte des données s’est déroulée en ligne du 22 au 24 mai.

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