Sur une base annuelle, la progression des postes vacants dans la région de Québec est moins spectaculaire, se chiffrant à 7,1 %.
Québec International estime cependant que ces hausses marquent une rupture avec la «stabilité presque parfaite» observée au cours des cinq trimestres précédents. L'organisme de développement économique juge aussi qu'il s'agit d’une hausse «particulièrement marquée» pour une période de normalisation des conditions économiques.
«Les indicateurs actuels confirment un déséquilibre persistant entre les compétences recherchées par les entreprises et les qualifications des candidats disponibles, ce qui constitue un frein structurel à l’amélioration de la productivité et à la progression de la croissance des entreprises», a illustré Carl Viel, président-directeur général de Québec International.
Quant à l'évaluation de la situation par secteur de la grande région de Québec, au dernier trimestre, la Capitale‑Nationale et la Chaudière-Appalaches ont respectivement enregistré une hausse du volume de postes vacants de 16,1 % et de 20,2 %. Toutefois, la divergence émerge sur une base annuelle, avec un mince recul de 220 postes dans la Capitale‑Nationale, contre une croissance de 1 460 en Chaudière‑Appalaches.
Entre les deux derniers trimestres de 2025, la demande globale de main‑d’œuvre (emplois salariés et postes vacants, à l’exclusion des travailleurs autonomes) a augmenté de 2,8 % dans la Capitale‑Nationale et de 5,8 % en Chaudière‑Appalaches. Au Québec et au Canada, une quasi-stagnation de cette métrique a plutôt été enregistrée par les statisticiens, avec des variations oscillant dans le mince intervalle entre 0,0 % et 0,6 %.
Enfin, les statistiques démontrent que la croissance salariale est désormais inférieure à l'inflation (2,6 %) dans la grande région de Québec, le salaire moyen étant dans la Capitale-Nationale de 28,25 $/h (-0,2 %) tandis qu'il est de 27,10 $/h en Chaudière-Appalaches (+2,3 %).
«Les prochains mois permettront de vérifier si les salaires suivent l’inflation, car une croissance salariale durablement inférieure réduirait la capacité d’ajustement des employeurs et accentuerait les enjeux d’attraction et de rétention dans les secteurs en tension», a conclu Rosalie Forgues, économiste chez Québec International.