Selon les données compilées par Statistique Canada, le taux de chômage recule à 2,6 % (- 0,1 %) et demeure le plus bas au Canada, devant Saguenay (3,2 %).
Québec International a rappelé qu'il s’agit d’un quatrième mois consécutif sous le seuil du plein emploi.
La vigueur du marché dans la RMR de Québec se reflète aussi dans le taux d’emploi qui atteint 68,4 % (-0,4 %), une donnée près des niveaux les plus élevés de la dernière décennie et en tête au Canada.
Toutefois, selon la plus récente Enquête sur la population active de Statistique Canada, la région enregistre également le recul simultané de l’emploi (516 900 postes, -0,6 %) et de la population active (530 800 personnes, -0,6 %). Québec International prévient qu'il s'agit d'un recul proportionnel de la demande et de l’offre de travail.
«La baisse de la demande de main-d’œuvre peut donner l’impression que le marché du travail se normalise, mais la conclusion serait prématurée. Elle s’explique surtout par la baisse du nombre de travailleurs disponibles lors des derniers mois, et non par un réel rééquilibrage du marché», a illustré Rosalie Forgues, économiste chez Québec International.
Du même souffle, l'organisme régional a indiqué qu'alors que le marché du travail évolue déjà avec très peu de marges de manœuvre, les tensions géopolitiques, dont le conflit en Iran, constituent un facteur de vulnérabilité supplémentaire.
Bien que leurs effets directs ne soient pas encore visibles dans les données globales, Québec International estime que certains ajustements sectoriels récents, notamment les pertes observées selon les données non désaisonnalisées dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques sur un an, soulignent une exposition accrue à d’éventuels chocs externes.
«Les deux chocs internationaux simultanés, soit les tensions commerciales et le conflit en Iran, rappellent à quel point la résilience économique passe autant par la diversification des marchés que par la capacité d’attirer et de retenir les talents qualifiés, surtout dans une région où la marge de manœuvre sur le marché du travail est mince», a conclu Carl Viel, président-directeur général de Québec International.