Cette sortie de la TREMCA visait à rappeler à la nouvelle première ministre, Christine Fréchette, les impacts du statu quo. Dans la situation actuelle, les entreprises ont, entre autres, des difficultés à pourvoir des postes, constatent des ralentissements ou des arrêts d’opération, des pertes d’occasions d’affaires et une pression sur les équipes en place.
Les travaux pour automatiser et moderniser les usines ne peuvent, à eux seuls, assurer le maintien des activités de ces entreprises. «Les entreprises ont fait leur part. Elles ont investi, innové et intégré des travailleurs qui contribuent pleinement à nos milieux. Aujourd’hui, ce dont nous avons besoin, c’est de prévisibilité. On ne peut plus gérer une réalité permanente avec des mesures temporaires », a déclaré le président de la TREMCA et maire de Val-Alain, Daniel Turcotte.
Rappel des demandes
Les entreprises et les élus de la Chaudière-Appalaches martèlent le même message depuis plusieurs mois. Ils demandent l’accélération de l’accès à la résidence permanente en confirmant la reconduction du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Rappelons que la première ministre s’était engagée à rouvrir le PEQ pendant deux ans lors de sa campagne à la chefferie.
Les élus réclament également la stabilisation et l’adaptation des conditions du travail temporaire en rétablissant des permis de travail d’au moins 24 mois et en adaptant les programmes aux réalités régionales.
Enfin, ils demandent un accroissement de la flexibilité pour les régions en adaptant les règles aux réalités du terrain.
Photo : Courtoisie