Cette tendance est encore plus marquée au sein de la génération Z (personnes nées entre 1997 et 2012), 42 % de ces jeunes adultes interrogés envisageant un changement d'emploi.
Les principales raisons de départ cités par les sondés sont la rémunération jugée trop faible (48 %), le désir d'un meilleur équilibre (40 %) et le manque de perspectives de croissance (34 %).
Plus spécifiquement, les talents numériques sont davantage poussés vers la sortie par le manque de croissance professionnelle, tandis que les générations plus âgées quittent davantage pour des raisons salariales.
La rémunération et l'équilibre travail-vie personnelle arrivent à égalité au sommet des priorités des candidats, dans leur choix d'un employeur. (66 % chacun).
«Les données de cette année nous rappellent que la base de la relation entre un employeur et son employé n'a pas particulièrement changé : les travailleurs veulent être bien rémunérés et pouvoir vivre leur vie en dehors du travail. Ce qui change, c'est la rapidité avec laquelle ils agissent quand ils considèrent que ces besoins ne sont pas comblés», a renchéri Marie-Eve Robitaille, présidente de division - Solutions de talents professionnels chez Randstad Canada.
Dans un autre ordre d'idées, à l'heure où les entreprises automatisent leurs processus de recrutement, 68 % des candidats jugent le contact en personne important lors de l'exploration d'un emploi.
Les références personnelles sont aussi d'une grande efficacité selon l'enquête. Si à peine 29 % des candidats les utilisent, 27 % d'entre eux décrochent un poste grâce à elles.
Les réseaux sociaux jouent pour leur part un rôle de découverte important. Sur Facebook, 62 % des candidats décrochent un emploi alors que 53 % seulement y cherchent activement.
Méthodologie
Le REBR interroge directement les travailleurs : leurs perceptions, leurs attentes et leurs motivations réelles. L'édition 2026 a été menée auprès de 3 500 répondants canadiens, couvrant l'ensemble des groupes d'âge, niveaux de scolarité et profils socioéconomiques.