Pas de changement non plus pour les autres taux de l'institution. Le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.
Pour expliquer sa décision, la Banque du Canada a servi des explications en deux temps.
D'abord, l'instance se réjouit que l'économie canadienne montre des signes d'amélioration, comme la croissance se redresse et que l’inflation devrait redescendre graduellement du pic atteint récemment.
Cependant, la Banque du Canada fait preuve de prudence en raison des «risques et incertitudes considérables» provoqués par la guerre au Moyen-Orient et la politique commerciale américaine.
«Depuis la parution du Rapport sur la politique monétaire d’avril, les perspectives économiques mondiales ont été affaiblies par la hausse des prix du pétrole découlant du conflit au Moyen-Orient. En même temps, l’expansion du secteur de l’intelligence artificielle (IA) soutient l’activité économique dans un nombre grandissant de pays. Les prix du pétrole sont encore inférieurs au sommet atteint en avril, mais la situation au Moyen-Orient reste volatile. La trajectoire de l’inflation mondiale dépendra grandement de l’évolution du conflit», a notamment souligné l'institution.
Ainsi, le conseil de direction de la Banque du Canada juge que le niveau actuel du taux directeur «demeure approprié» pour soutenir la reprise économique et ramener l’inflation à la cible de 2 %. En raison de l’incertitude qui reste élevée en raison du contexte international, la Banque souligne qu'elle se «tient prête à ajuster la politique monétaire selon les besoins».
Notons d'ailleurs que la prochaine date d’établissement du taux directeur a été fixée au 2 septembre prochain.