Photos : Courtoisie

AGRICULTURE. Les producteurs agricoles de Chaudière-Appalaches réclament la fin de l’interdiction d’accroître les superficies en culture dans certains bassins versants. C’est l’une des principales demandes qui est ressortie lors de la dernière assemblée générale annuelle de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Chaudière-Appalaches tenue le 26 octobre dernier, à Sainte-Marie.

Ainsi, ce moratoire empêche la mise en culture de nouvelles parcelles de terre, excepté par un mécanisme de transfert de parcelle. Il permet à une entreprise de laisser en friche, ou reboiser une parcelle, afin d’en déboiser une autre. Or, pour des raisons économiques, ce dernier fut utilisé pour reboiser des parcelles en périphérie au profit de zones plus dynamiques.

L’UPA de Chaudière-Appalaches déplore que ces activités de reboisement des terres agricoles de zones plus boisées accroissent l’inégalité de potentiel agricole entre les territoires. C’est pour cette raison que les quelque 170 délégués présents ont demandé la fin de ce moratoire.

Rappelons que le moratoire sur les superficies en culture vise la protection des cours d’eau, dans le cadre du Règlement sur les exploitations agricoles (REA), qui relève du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Par ailleurs, le président de l’UPA de Chaudière-Appalaches, James Allen a abordé d’autres thématiques pendant son discours.

Parmi celles-ci, il y a la nécessité de rétribuer adéquatement les services écosystémiques et les mesures d’adaptation aux changements climatiques produits par les agriculteurs, la simplification des procédures pour embaucher des travailleurs étrangers temporaires et la défense de l’autonomie et du professionnalisme des agriculteurs.

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