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Les souvenirs de Youppi

Denis Desaulniers touché par le décès de Rodger Brulotte

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Photo : Courtoisie

24 mars 2026 09:38

Le décès du commentateur sportif et ancien membre de la direction des Expos de Montréal, Rodger Brulotte, le 20 mars dernier, a fait ressurgir de nombreux souvenirs dans la mémoire de Denis Desaulniers, le premier à avoir enfilé le costume de Youppi, la célèbre mascotte du club de baseball montréalais.

«C’était un gars qui était attentif, qui était à l’écoute. C’était quelqu’un qui connaissait son baseball. Je n’ai jamais parlé avec quelqu’un qui connaissait autant son baseball que lui. Il aurait pu entraîner le club. C’était un grand connaisseur et un gars très intelligent», s’est souvenu l’Apollinairois.

Même s’il n’a pas revu Rodger Brulotte depuis qu’il avait quitté les Expos pour entreprendre une carrière médiatique dans les années 1980, l’impact qu’il a eu dans sa vie a été très important. «Ça me touche beaucoup», a-t-il simplement affirmé.

Rodger Brulotte est celui qui l’a embauché pour incarner Youppi. «C’est cinq belles années de ma vie. Ce n’est pas seulement une fin de semaine.  C’était cinq ans de ma vie et ce gars-là, je le côtoyais 250 jours par année.»

En 1979, en ouvrant le journal, Denis Desaulniers apprend que les Expos voulaient se doter d’une mascotte. Il décide alors d’écrire une lettre à Roger D. Landry, le directeur du marketing, et il lui explique en quoi il serait un choix parfait pour ce rôle. Quelques jours plus tard, Rodger Brulotte le contacte et il obtient l’emploi qu’il occupera de 1979 à 1985.

Rodger Brulotte a engagé Denis Desaulniers en 1979 pour incarner la mascotte Youppi. Photo : Archives

Des souvenirs mémorables

«J’ai tellement de bons souvenirs, a raconté Denis Desaulniers. Lors de la Caravane O’Keefe, quand on se promenait en région, on laissait notre fou aller. Au stade, il y avait la partie, je faisais le fou de mon bord, mais quand on était à l’extérieur, c’est incroyable ce qu’on a pu faire.»

M. Desaulniers se souvient d’un tour qu’ils ont joué à un jeune journaliste, qui avait une stature similaire à celle de M. Desaulnier, lors du passage de la Caravane en Estrie. Youppi et quelques joueurs devaient participer à une parade et marcher derrière l’autobus de la caravane.

«Rodger a eu l’idée de faire une blague au journaliste. Il m’a demandé de me déclarer malade, que je ne pouvais pas embarquer dans le costume et qu’il fallait trouver un remplaçant. Il m’a dit : on va s’arranger pour que ce soit lui», raconte M. Desaulniers en riant. Le journaliste accepte. Il enfile le costume et participe à la parade. «Mais Rodger n’arrête pas de dire au chauffeur d’aller plus vite. On montait une côte. Il en a arraché. On a fait toutes sortes de coups pendables comme ça.»

Au Stade olympique, Rodger Brulotte s’assurait toujours que Denis Desaulniers ait tout ce qu’il lui fallait pour qu’il puisse offrir une performance à la hauteur des attentes des partisans des Expos. M. Desaulniers se souvient aussi de la grande confiance que son patron avait envers lui.

«Il savait. Il me laissait aller, ce n’était pas le gars qui me disait tu vas faire ci ou tu vas faire ça […]Il savait que ma grande force, c’était l’improvisation et que j’y allais selon le feeling du moment.»

 

 

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