74 % des répondants attendent du prochain gouvernement qu'il rehausse le niveau d'imposition des personnes les plus fortunées afin de mieux financer les services publics. 75 % des personnes interrogées jugent pour leur part que la redistribution de la richesse au Québec entre les personnes les plus fortunées et le reste de la population est actuellement inéquitable. 55 % des personnes interrogées considèrent que le niveau d'imposition des personnes les plus fortunées au Québec est trop faible, contre seulement 13 % qui le jugent trop élevé.
Il s'agit de revendications de la CSN au cours des dernières années.
Selon le coup de sonde, la majorité des répondants appuient également les propositions de la CSN pour freiner la place du privé en santé, en éducation et en petite enfance ainsi que pour favoriser une «transition juste vers une économie plus verte».
Dans un autre ordre d'idées, la majorité des personnes interrogées jugent que les citoyens (79 %) et les groupes de la société civile (56 %), comme les syndicats, «ne sont pas assez écoutés et pris en compte dans les décisions du gouvernement du Québec».
«Les Québécoises et les Québécois sont mûrs pour qu'on prenne enfin les moyens de mieux redistribuer la richesse. Comme nous, ils sont inquiets de voir les inégalités sociales grimper sans cesse, tout cela alors que nos services publics subissent des crises constantes. Les résultats de ce sondage montrent que, loin des discours mis de l'avant par de nombreux commentateurs et élus, la population reste attachée à un État social fort et déplore ne pas être écoutée par les décideurs. Cela va sûrement en surprendre certains, mais les gens sont d'accord avec nous et ils demandent aux partis de s'engager pour que le Québec prenne une autre direction», a soutenu la présidente de la CSN, Caroline Senneville.
Notons aussi que l'enquête a permis de constater que les répondants ont identifié le coût de l'épicerie et des biens essentiels (39 %) et le coût du logement (19 %) comme facteurs pesant le plus sur leur situation financière personnelle. 42 % des sondés ont aussi partagé s'être privés de soins de santé dans la dernière année, soit en raison de l'accès difficile au réseau ou pour des raisons financières.
Méthodologie
Pour obtenir les résultats de ce sondage commandé par la CSN, Léger a mené un sondage Web du 13 au 19 avril, auprès de 1005 répondants.