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Protection du français

Le PQ s'en prend aux libéraux et aux conservateurs

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Photo : Archives - Gilles Boutin

20 avr. 2026 12:00

Le député de Matane-Matapédia et porte-parole en matière de langue française du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, a fait une sortie dimanche pour dénoncer la «volte-face» du chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, quant à la réforme de la Charte de la langue française (loi 96).

Rappelons que le chef du PLQ a indiqué le 16 avril qu’il renouvellerait la clause de dérogation dans la loi 96 avant de proposer une autre avenue le lendemain.

«Je veux m’assurer qu’il y aura des changements à la loi 96 sur des éléments dont je parle depuis un an et demi et ensuite de ça, quand on aura une nouvelle version de cette loi, on verra si c’est nécessaire ou pas d’utiliser la clause, mais c’est la prérogative de tous les premiers ministres provinciaux d’utiliser une clause dérogatoire», a déclaré Charles Milliard le 17 avril, à l'occasion d'un dîner-conférence de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lévis.

«Nous savons maintenant depuis vendredi dernier qu'il n'y aura pas de changement avec un nouveau chef libéral. C'est à Philippe Couillard qu'il doit se comparer en cette matière, certainement pas à Robert Bourassa. Charles Milliard s'est fait rappeler de façon dure que le Parti libéral ne changera pas quant à la promotion et la défense de l'identité québécoise. En matière de langue, il n'exercera pas de leadership et sera ramené à un simple rôle de porte-parole de la position de ses députés anglophones» , a pour sa part déploré Pascal Bérubé.

Du même souffle, le député péquiste a ajouté que la dernière semaine a aussi confirmé qu'Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, a la même position que celle du Parti libéral en matière de langue française puisqu'il a «en effet réitéré à une station de radio anglophone qu'il éliminerait la loi 96».

Ainsi, Pascal Bérubé estime que le Parti Québécois est le seul parti, en mesure de remplacer le gouvernement caquiste, en mesure de protéger concrètement la langue française. Il a alors rappelé que son parti promet notamment l'application de la loi 101 au cégep, la promotion active des contenus culturels québécois sur les grandes plateformes numériques, l'identification de cibles mesurables quant aux transferts linguistiques et au français langue d'usage ainsi que l'octroi d'une part minimale de la note finale à la qualité du français dans tous les travaux notés.

Un dossier «au cœur de l'engagement politique»

Lundi matin, le chef du PLQ a tenu, entre autres, à répliquer à cette sortie en réaffirmant que la protection du français était un dossier qui lui tenait à cœur.

«Je suis un fier nationaliste et la promotion de la langue française est au cœur de mon engagement politique. Le français est notre ciment social et culturel. Il doit permettre de rassembler les Québécois de toutes origines autour d’une langue commune. Un gouvernement libéral rouvrira la loi 96 pour apporter des mesures qui répondent mieux aux vrais défis du français au Québec tout en respectant les droits de tous. Je vais toujours être au rendez-vous pour protéger la langue française et j’utiliserai tous les pouvoirs à ma disposition dont j’aurai besoin pour y parvenir, y compris la clause dérogatoire», a soutenu M. Milliard.

Du même souffle, il a détaillé davantage son plan de match pour la protection du français, si sa formation politique obtient le pouvoir cet automne.

Charles Milliard veut notamment rehausser la maîtrise du français, travailler sur la qualification des professeurs, faire rayonner davantage la culture québécoise et investir massivement dans les cours de francisation «sans concession et sans hésitation».

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