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Nouveau conseil des ministres

Les partis d'opposition ne sont pas impressionnés

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Les partis d'opposition ont servi plusieurs critiques à la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, quant à la composition de son gouvernement. Photo : Émilie Nadeau

22 avr. 2026 09:06

Les partis d'opposition à l'Assemblée nationale ont accueilli avec indifférence le dévoilement des membres du conseil des ministres de la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette.

Pour Charles Milliard, le chef du Parti libéral du Québec, l'exercice menée par la première ministre au cours des derniers jours n'est qu'un «mirage» et n'apporte par le renouveau espéré par les Québécois.

«Au fond, il s’agit d’une opération de façade, d’un exercice de diversion destiné à faire oublier l’usure d’un gouvernement qui a déjà trop duré. Le constat est simple : Christine Fréchette brasse les cartes, mais elle garde le même jeu. Elle dirige une équipe usée, qui a contribué à laisser le Québec dans une situation moins favorable qu’en 2018. Les Québécoises et les Québécois méritent mieux», a écrit M. Milliard sur sa page Facebook.

Du même souffle, le leader libéral a critiqué l'une des nouveautés amenées par Christine Fréchette dans son gouvernement, soit la création d'un portefeuille de ministre délégué aux régions. «Mme Fréchette va même jusqu’à confier à un seul ministre la responsabilité de 15 régions administratives. Pour un gouvernement qui prétend être à l’écoute des régions, cela ressemble davantage à de la centralisation qu’à de la représentation», a déploré Charles Milliard.

Le Parti québécois (PQ) estime également que le gouvernement Fréchette affiche des airs de déjà-vu.

«Ce qu’on nous présente aujourd’hui, c’est un copier-coller du gouvernement Legault, où on fait un rebrassage du même jeu de cartes. Pour incarner le “renouveau”, on va même chercher deux ex-ministres, l’un démissionnaire et l’autre écarté en septembre dernier! Ce gouvernement me fait penser à un restaurant qui ne change ni son menu, ni son personnel, ni son nom, mais met devant la porte : “Nouvelle administration”», a illustré Joël Arseneau, député péquiste des Îles-de-la-Madeleine et leader parlementaire du PQ.

Le parti souverainiste s'est aussi dit déçu que la nouvelle première ministre rompt sa promesse d’un conseil des ministres de taille réduite. «Ça n’envoie pas un message de rigueur ni de sérieux budgétaire, alors qu’on a le pire déficit de l’histoire. Plusieurs de ces ministres ont même confirmé ne pas être sur les rangs et donc, n’auront pas à défendre le bilan désastreux de la CAQ. Déjà, des mécontents se manifestent et il va y en voir d’autres. Qu’est-ce que ça dit sur la fin du régime caquiste ?», a affirmé M. Arseneau.

Pour sa part, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, s'est notamment inquiété du faible poids de la région de Québec dans le cabinet Fréchette.

«On peut ben rire de voir Christine Fréchette mettre à la porte du conseil des ministres Geneviève Guilbault et Jonatan Julien. Cela étant dit, pour la Capitale-Nationale, c’est une très mauvaise nouvelle, dans la mesure où la région se retrouve aujourd’hui avec seulement deux ministres juniors. Jamais l’équipe ministérielle à Québec n’aura été aussi petite et insignifiante. La montréalisation de la CAQ se poursuit?», a indiqué le leader du PCQ sur sa page Facebook.

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