«Ce Forum n’était pas un exercice symbolique, mais bien une prise de parole sur ce qu’on souhaite. On nomme ce qui fonctionne, ce qu’on trouve innovant, mais aussi ce qui bloque et ce qu’on exige de ce gouvernement et du prochain. Maintenant, il faut passer à l’action», a argué Micheline Germain, co-porte-parole de la CDA.
D'abord, la coalition demande que le droit des personnes aînées aux soins de santé et services de maintien à domicile soit reconnu comme priorité gouvernementale. Ce dernier doit être également enchâsser dans une loi-cadre tout en s'assurant qu’un comité ministériel pilote les réformes gouvernementales associées, en donnant un rôle de vigie aux Tables régionales de concertation des aînés.
Ensuite, le regroupement demande qu'un «rôle déterminant» soit garanti aux personnes aînées dans les instances décisionnelles gouvernementales pour que leurs priorités orientent les politiques publiques qui les concernent.
Il exige également que le financement pour les soins et services de maintien à domicile soit au même niveau que le soutien à l’hébergement de longue durée «afin d’en faire une réelle alternative et y dédier une enveloppe budgétaire suffisante et pérenne».
La prévention doit être aussi au cœur de l’approche de proximité en soins et services à domicile pour les personnes ainées en partenariat avec les acteurs du milieu et obtienne le financement nécessaire, estime la coalition.
Enfin, la CDA veut que les «initiatives probantes à impacts élevés» dans les services aux personnes aînées soit pérennisées et harmonisées ainsi que l’accès aux programmes fiscaux et financiers pour le maintien à domicile des personnes ainées et leurs proches aidants soit bonifié et facilité.