Pour la première fois en cinq ans à l'occasion de l'exercice de CAA-Québec, le budget moyen alloué aux vacances stagne à 2095 $, «signe que le contexte économique demeure toujours aussi exigeant».
51% des Québécois interrogés affirment d'ailleurs que le prix élevé de l’essence influence la planification de leurs vacances alors que 60 % d’entre eux mentionnent que l’inflation les amène à revoir leur planification. 35% de ces Québécois dont les vacances sont bousculées par l’inflation prévoient réduire leur budget de vacances et préfèrent rester à la maison plutôt que voyager.
Ces périodes d'arrêt permettront aux vacanciers de faire du tourisme (39 %), se reposer, ne rien faire (35 %), visiter des parents ou des amis (28 %), aller à la plage (26 %), faire de la randonnée pédestre ou d’aventure (22 %), assister à un ou des événements culturels (19 %) ou faire une escapade routière (17 %).
Le voisin du Sud toujours boudé
Comme depuis le début du conflit commercial entre les États-Unis et le Canada, les Québécois resteront en majorité au pays lors de leurs vacances estivales. Seulement 4% des Québécois interrogés prévoient se rendre aux États-Unis pendant leur période de repos, une proportion similaire à l’an dernier.
67% des Québécois prévoient prendre des vacances cet été et la majorité d’entre eux les passeront au Québec.
Charlevoix, la grande région de Québec et la Gaspésie sont les destinations qui demeurent les plus populaires au Québec, mais beaucoup de vacanciers ont également l’intention de voyager au pays.
45% des gens qui prendront des vacances au Canada le feront en Ontario et 43% dans les provinces maritimes.
Pour les vacanciers qui ont choisi l'Europe comme destination, l'Italie (30% en 2026 - 18% en 2025), l'Espagne (23% en 2026 - 10% en 2025), France : (14% en 2026 - 29% en 2025) et le Portugal (14% - stable depuis 2023) sont parmi les choix les plus populaires.
Vacances «hâtives ou tardives»
Selon le sondage, le milieu de l'été, dont la période des vacances de la construction, n'est plus la période privilégiée par la majorité des Québécois pour leurs vacances estivales.
47% des vacanciers préfèrent désormais le mois d’août, après les vacances de la construction, en hausse par rapport à 40 % en 2025. Le mois de juin est également plus populaire avec 25% des gens qui prennent leurs vacances à ce temps-ci de l’année comparativement à 19 % l’an dernier.
Depuis 11 ans, seul un quart des vacanciers décroche du boulot lors des vacances de la construction.
Quant à la durée, 34 % des répondants prendront deux semaines de vacances cet été, 31 % trois, 20 % une semaine et 12 % quelques jours.
Méthodologie
Les résultats de l'enquête commandé par CAA-Québec ont été obtenus grâce à un sondage web réalisé du 23 avril au 3 mai auprès de 1 000 Québécois de 18 ans et plus issus du panel de Léger.