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Les signes de modération se multiplient

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Photo : Unsplash - Marvin Meyer

10 sept. 2026 09:38

En août 2026, la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec a connu une légère augmentation du taux de chômage pour s’établir à 4,3 % (+ 0,3 %).

Après les importantes pertes d'emplois observées en juillet, les données d'août suggèrent un certain réajustement des indicateurs du marché du travail, alors qu'une part plus importante des personnes touchées par ce recul est désormais comptabilisée parmi les chômeurs. Le taux de chômage a ainsi augmenté, indiquant que le ralentissement de l’emploi se reflète désormais davantage dans les autres indicateurs du marché du travail et témoignant d’un assouplissement graduel des conditions d’embauche, a souligné Québec International.

Parallèlement, la population active a reculé de 1,2 %, traduisant une diminution du nombre de personnes en emploi ou à la recherche d'un emploi. Combinée aux pertes d'emplois observées dans la région, cette évolution témoigne donc d'un marché du travail moins tendu et d'une participation moins soutenue au marché de l'emploi. La baisse de l'emploi (-1,5 %) et du taux d'emploi (- 0,9 %) en constitue une illustration tangible.

À 62,9 %, le taux d'emploi de la RMR de Québec est désormais inférieur à celui de Montréal (63,3 %), un revirement par rapport à la dynamique observée depuis 2023. De plus, il se situe sous ses moyennes sur un an (66,6 %), trois ans (65,2 %) et cinq ans (64,9 %), ce qui confirme un fonctionnement moins soutenu du marché du travail que celui observé au cours des dernières années.

Le retour actuel aux études des 15 à 24 ans entraîne des mouvements importants sur le marché du travail régional, ce qui pourrait être particulièrement marqué en 2026. En effet, les données non désaisonnalisées montrent qu’en moyenne 84 300 jeunes occupaient un emploi entre juin et août 2026, comparativement à 78 100 à la même période en 2025 (+7,9 %). Leur taux de chômage moyen s’est par ailleurs établi à 7,2 %, contre 9,8 % à l’été précédent.

La composition de l’emploi semble touteois avoir évolué. Alors que le nombre d’emplois à temps plein a diminué d’environ 1 000 par rapport à l’été dernier, les emplois à temps partiel ont augmenté de 7 100. Cette évolution pourrait refléter une adaptation simultanée de l’offre et de la demande de travail alors que les étudiants recherchent une plus grande flexibilité afin de concilier emploi et études, tandis que les employeurs privilégient des horaires davantage modulables dans un contexte marqué par une plus grande incertitude.

«Les données confirment un ralentissement graduel du marché du travail, sans remettre en cause la situation de plein emploi. Les jeunes de 15 à 24 ans ont continué de soutenir fortement l’emploi durant l’été, mais la progression du temps partiel et la hausse du chômage suggèrent un marché gagnant en flexibilité», a résumé Rosalie Forgues, économiste principale chez Québec International.

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